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34�me dimanche, ann�e B /BQ34

I- LECTURES BIBLIQUES
1�re LECTURE
Daniel 7/13-14� 
13 Je continuai de regarder les visions, elles m'apparaissaient pendant la nuit: un �tre semblable � un homme arrivait parmi les nuages du ciel. 
Il s'avan�ait en direction du vieillard, devant lequel on le conduisit.
14 La souverainet�, la gloire et la royaut� lui furent donn�es, afin que les populations de tous pays, de toutes nations et de toutes langues le servent. 
Sa souverainet� durera �ternellement, elle n'aura pas de fin, et son royaume ne sera jamais d�truit.

2�me LECTURE
Apocalypse 1/4-8 
Que la gr�ce et la paix vous soient donn�es
5 de la part de J�sus-Christ le t�moin fid�le, le Fils premier-n�, le premier � avoir �t� ramen� de la mort � la vie, et le souverain des rois de la terre. Il nous aime et il nous a d�livr�s de nos p�ch�s par sa mort.
6 Il a fait de nous un royaume de pr�tres pour servir Dieu, son P�re. A J�sus soient la gloire et la puissance pour toujours ! Amen
7  Regardez, il vient parmi les nuages ! 
Tout �tre le verra, m�me ceux qui l'ont transperc�. 
Tous les peuples de la terre se lamenteront � son sujet. Oui, il en sera ainsi ! Amen
8 Je suis l'Alpha et l'Om�ga, d�clare le Seigneur Dieu tout puissant, celui qui est, qui �tait et qui va venir.

�VANGILE
Jean 18/33-37 
33 Pilate rentra dans le palais; il appela J�sus et lui demanda:
- Es-tu le roi des Juifs? 
34 J�sus r�pondit et dit: 
Dis-tu cela parce que tu y as pens� toi-m�me ou parce que d'autres te l'ont dit de moi ?
35 Pilate r�pondit: - Suis-je un Juif, moi ? 
Ceux de ta nation et les chefs des pr�tres t'ont livr� � moi; qu'as-tu donc fait ?
36 J�sus r�pondit: - Mon royaume n'appartient pas � ce monde; s�il appartenait � ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour emp�cher qu'on me livre aux autorit�s juives. Mais mon royaume n'appartient pas � ce monde.
37 Pilate lui dit alors: - Tu es donc roi ? 
J�sus r�pondit: - Tu le dis: je suis roi. 
Je suis n� et je suis venu dans le monde pour parler de la v�rit�. 
Tout homme qui appartient � la v�rit� �coute ce que je dis.
**

N'ayons pas peur: 
Ouvrons nos portes au Christ, notre c�ur � son amour.
Sachons-le�: 
Dieu est l'origine et la fin de tout ce qui existe. 
Nous marchons vers une cr�ation nouvelle, l'histoire du monde est une histoire sainte.
Le sens toute chose, est ailleurs que dans ce monde.
Peuple de l'alliance nouvelle et �ternelle, �coutons la voix du Christ.
Parfois, le courage nous manque.
Nous doutons de nous-m�mes, des autres.

Mais aujourd�hui, nous annon�ons J�sus, Roi de l'univers�:
En lui l'amour est le plus fort.
A la croix il a rassembl� et vaincu, toutes nos peurs, toutes nos limites, toutes nos insuffisances et tous nos refus. 
OUI, � la croix, Tous sont vaincus�! 
J�sus a vaincu le mal et ouvert le passage de la vie, la vraie vie, pour toujours.
En recevant sa Parole et son pain, nous communions � sa force d'aimer,
� la vraie source de la vie.
La victoire de J�sus pour le monde et l'histoire, 
elle nous ouvre l'avenir promis. 
R�vision AV09

Psaume 126
(Version libre)

Dieu a promis un nouveau ciel et une nouvelle terre, la justice y habitera, c'est ce que nous attendons !
1 Pierre 3/13

"Un nouveau ciel, et une terre nouvelle",
quelle perspective ! Quelle promesse !
La justice va se d�velopper dans toutes les directions, la prison ne sera plus qu'un souvenir.
Il n'y aura de l'exploitation que dans les livres d'histoires, et la torture sera un mot �tranger.
Notre langage sera le rire et la louange de Dieu fera l'objet de nos conversations.
D'autres y seront attentifs, surpris, ils se mettront � chercher Dieu.

Se peut-il que les larmes s�chent et que les c�urs gu�rissent ?
Que les interdictions s'estompent et les servitudes disparaissent !
Avec du pain pour tous et la mort devenue ridicule !

"Un nouvel ciel et une terre nouvelle !"

Ce dont nous osons � peine r�ver, va devenir r�alit�.
Personne n'aura esp�r� en vain.
(Beginn 135)
********** 

II- NOTES/ COMMENTAIRES/ M�DITATIONS

Apocalypse 1/4-8
Notes pour l�Ann�e 4 (Ascension)
PRAXIS (1982)
Erhard DOMAY 
Apparemment un texte innocent. 
Des mots bien connus, langue du culte, du cat�chisme, des cantiques.
"Celui qui est, qui �tait et qui vient" on est d'une fa�on inou�e transpos� hors du temps, dans un rayonnement d'in�branlable paix, � l'abri.
Face � "Celui qui est, qui �tait et qui vient", tout ce qui m'a sembl� important et essentiel devient sans importance, vraiment secondaire.
"Je suis l'Alpha et l'Om�ga, le commencement et la fin". 
Alors, moi, pauvre petit d�butant, que puis-je pr�tendre r�aliser de valable, de durable ? Mesur� � ce qui me pr�c�de et me suivra, je suis une poussi�re dans l'infini.
Me voil� confront� � mon impuissance, � ma petitesse. Serait-ce un cauchemar ? 
N'est-il pas dit: "Tous les peuples de la terre se lamenteront � son sujet". 
Le sc�nario catastrophe serait-il r�el ? Est-ce bien destin� � nous �craser ?
Notons que:
1. Si 5 �glises sont appel�es � la repentance, il en est deux pour lesquelles il y a encouragement, parce qu'elles ont pris les bonnes r�solutions. L'avenir n'est pas ce qui an�antira tous les plans, mais ce qui d�coulera de nos choix actuels.
2. Les lamentations concernent des choses v�cues, par les individus ou par les peuples. 
Les �preuves travers�es doivent nous mettre en garde et nous amener � revoir nos choix. Ne perdons surtout pas la t�te ! Tout peut encore changer. 
Nous nous sentons faibles, mais nous sommes pourtant un royaume de pr�tres destin�s au service de Dieu et non � la ruine ! Saisissons la chance qui nous est offerte !
Pourquoi ce texte pour l'Ascension ? 
Pourquoi ce texte pour le dernier dimanche de l�ann�e�? 
L�avenir n�est pas ce qui an�antira tous les plans, mais ce qui d�coulera de nos choix actuels. 
***** 
Jean 18/28 � 19/16
A. VOGEL: Notes du cours de CULLMANN
Le pr�toire
C'est l'ancien palais du roi H�rode le Grand. Le lieu o� habitait le gouverneur romain. 
Pilate y venait seulement � P�ques le14 Nisan pour 15 Nisan
Le jour o� les juifs mangeaient la P�que, apr�s 18 heures. 
Mais ils ne devaient pas s'�tre souill�s rituellement pendant la journ�e. 
19/14 Jour de la pr�paration. Ils pouvaient travailler, mais pas se souiller cf. Simon de Cyr�ne. 
- (27. 2. 1950)
Pilate doit avoir d�j� re�u des informations. Il doit contr�ler ce que disent les juifs. 
29-30 Pilate est sceptique, ne croit gu�re les juifs. 
31 Il d�clare qu'il n'y a rien de politique dans ce qu'ils reprochent � J�sus,  c'est une affaire juive. 
C'est ce que les juifs veulent � tout prix �viter. cf. chapitre 11. 
Ils ne sont gu�re satisfaits. J�sus n'est pas condamn� par eux, il faut que Pilate le fasse. 
Nous n'avons pas le droit de mettre � mort. 
LIETZMANN pr�tend qu'ils avaient encore ce droit. 
B�CHSEL et GOGUEL ne sont pas d'accord. 
L'histoire d'�tienne semble prouver qu'ils avaient le droit de condamner et d'ex�cuter. 
On a dit qu'il ne s'agissait pas d'un jugement r�gulier mais d'une r�volte populaire. 
Le long discours d'�tienne avant la condamnation prouverait plut�t le contraire. 
La situation n'�tait pas claire. Selon la loi juive, les juifs auraient pu condamner s'ils l'avaient voulu. 
Ici, il ne s'agit pourtant pas d'une simple ratification par Pilate. Ce qu'ils disent � Pilate est une �chappatoire. Pilate doit l'avoir remarqu�, d'o� ses longues h�sitations. 
Ceci est rapport� par les 4 �vangiles. Ce n'est pas une invention des premiers chr�tiens, comme le dit GOGUEL, pour prouver que Pilate avait �t� tr�s mod�r� et qu'il fallait suivre son exemple. 
Pilate a tout de m�me condamn�. Ses h�sitations proviennent de sa situation. Il voit
-  Que J�sus est inoffensif politiquement
-  Que les juifs l'accusent de politique pour cacher autre chose et qu'ils ne veulent pas prendre leurs responsabilit�s. 
32 C'est le sens th�ologique qui int�resse J�sus est que le plan de Dieu est en train de se r�aliser.� 
S'il avait �t� condamn� par les juifs, il aurait �t� lapid�...12/32,33 qui ne parlent pourtant pas textuellement de crucifixion. 
33 Es-tu le Roi des Juifs ? C'est de cela que les juifs l'ont accus�. Accusation politique. 
Les juifs savaient que J�sus n'avait pas de telles pr�tentions. 
34 La question de J�sus s'explique par l'accusation : Si j'avais eu de telles pr�tentions, tu l'aurais vu toi-m�me. 
35 Pilate lui donne raison. 
Il doit s'adresser aux juifs pour savoir ce qui se passe dans le peuple. 
36 L'accusation est fausse. Il ne peut pas dire positivement � Pilate ce qu'est son royaume. Un pr�tendant aurait 
des soldats, des guerriers. La question tourne autour de royaut� et non de filiation divine. 
37 Christ est-il formellement roi ? Tu le dis �quivaut � oui, en grec, en aram�en, on pourrait lire Non, c'est toi qui le dis�!
Toi, tu dis roi, moi je dis : venu pour enseigner la v�rit�. 
Si l'on traduit par oui, la suite restreint fortement la port�e du mot. 
38  Qu'est-ce que la v�rit� ? Pilate exprime son scepticisme, et son m�pris pour J�sus. 
J�sus n'est pas un exalt�, � ses yeux. 
Pilate ne voit pas que la v�rit� de J�sus est autre que celle des grecs.� Comme gignosko
39  Pilate y voit la confirmation de ce que J�sus est un hallucin� et non un politicien. 
Sa cohorte ayant arr�t� J�sus, il faut trouver une �chappatoire.� L'amnistie de P�ques !
La proposition n'aurait pas eu de chance si les juifs avaient d�j� condamn�. 
Mais J�sus est un prisonnier politique des romains, tout comme Barrabas. Luc 23
Pilate en appelle au peuple, non plus aux chefs. 
19/1 Liens�: Allons chez Mat et Mc.� Les condamn�s �taient d'abord battus.� Ici, la flagellation aurait pr�c�d� la lib�ration.� Pilate veut se d�barrasser de l'affaire.� Luc met aussi une telle pens�e chez Pilate. Luc 23/16
5 Voici l'homme : Une couronne d'�pines sans nimbe ! Jean donne un sens th�ologique :
Homme = Fils de l'homme� // � Esa�e 53
Le sens originel est autre : Pilate n'a pas piti�, il veut seulement sortir de cette affaire. 
6 Les juifs r�agissent.� Pilate leur r�pond, railleur : Crucifiez-le vous-m�mes ! 
7 Jusqu'ici, les juifs ont �vit� de dire que leur Loi exigeait la mort de J�sus. 
Ils changent de tactique pour montrer � Pilate qu'il serait impopulaire s'il laissait tomber l'accusation politique, et ne c�dait pas � leur demande. Ils ne veulent pas d'amnistie. 
Ils savent que Pilate sait que le peuple ne croit pas � l'accusation politique. Ils d�voilent leur aversion. 
8 Pilate a peur de d�plaire. 
9 Et toi ? Pilate ne croit pas
10 Pilate parle de son pouvoir. 
11 J�sus r�pond en disant que c'est Dieu qui donne le pouvoir.� Voir Romains 13 !
Pilate a le pouvoir d'accomplir le plan de Dieu. 
11b Plus grand: La responsabilit� morale des juifs r�sulte d'une interpr�tation th�ologique. 
La faute concerne d'abord les juifs qui ont livr� J�sus. Les juifs et Judas
12 La tactique juive a �chou�. 
12b La derni�re ruse r�ussit : menace d'en appeler � C�sar. 
"Ami de C�sar" �tait un titre d'honneur donn� parfois � des juifs haut plac�s. 
Pilate doit avoir port� ce titre. C'est le seul argument qui puisse l'influencer. 
Une accusation politique suivie d'une lib�ration pourrait lui causer des probl�mes � lui. 
14 date, voir plus haut. Environ 6 heures, vers midi, ce qui ne correspond pas aux synoptiques. 
Si c'est bien la 6e heure, il ne reste que bien peu de temps.� Pas impossible, mais difficile. 
*****  
Jean18/33-38
Notes (B34) 
SIGNES 1997
Harmonie des lectures
Aujourd�hui, tout converge pour mettre en exergue la singuli�re royaut� du Christ. 
Le texte de Daniel souligne le fait que la royaut� est donn�e au Fils d�homme, qu�elle est universelle et �ternelle, comme celle de Dieu. 
L�Apocalypse rassemble en quelques mots ce qui fait la grandeur unique du roi des rois�:
Christ,� fid�le,� premier-n� d�entre les morts. 
Dans l'�vangile J�sus, prisonnier et d�j� condamn�, pr�cise lui-m�me comment il est roi.� 
Daniel 
Deux si�cles avant J�sus, Daniel, en une vision de nuit, voit la figure myst�rieuse d�un Fils d�homme � qui est remise la domination sur l�univers. 
�vangile 
Paradoxalement, il n�est gu�re question de la royaut� de J�sus avant son arrestation et son Proc�s.� L�interrogation de Pilate fait �clater la v�rit�: 
J�sus est bien roi, mais pas � la mani�re de ce monde. 
Pas de quoi inqui�ter les autorit�s politiques. 
Apocalypse 18/ 4 � 8
Presque au d�but du livre, l�auteur s�adresse aux �glises de la part de J�sus-Christ souverain des rois de la terre. L�image de la venue de ce souverain parmi les nu�es cr�e un lien avec l'�vangile du dimanche pr�c�dent. 
ROI
Le mot s�impose ce dimanche tant il est pr�sent dans les textes. 
Dans la Bible, c�est d�abord Dieu qui est roi, souverain de tout ce qui existe et de tous les humains, mais surtout de son peuple. 
Les Isra�lites vont cependant vouloir, demander et finalement obtenir un roi comme celui des autres peuples. En Isra�l, la fonction de roi sera toujours consid�r�e comme une d�l�gation�: Dieu reste la r�f�rence et le juge supr�me. 
La royaut� ne peut �tre donn�e que par Lui. 
J�sus la re�oit en pl�nitude, et on voit en Lui, et dans sa vie, ce qu�est la royaut� de Dieu. 
Daniel 7/ 13 � 14
Cette vision suit celle des quatre b�tes, repr�sentant quatre empires, quatre rois de la terre, le dernier �tant le plus monstrueux. Le vieillard symbolise de toute �vidence la pr�sence de Dieu, assis sur un tr�ne de feu pour juger et destituer les b�tes. 
Daniel voit alors comme un Fils d�homme, avec les nu�es du ciel, autre symbole de la divinit�. 
Le Fils d�homme est re�u comme un favori � la cour. Les termes : on le fit avancer, il lui fut donn�, sont ceux que l'�criture utilise pour ne pas nommer Dieu. 
Le Fils d�homme est intronis�, recevant de Dieu la domination sur l�univers entier, pour l��ternit�. 
Son pouvoir n�a rien de commun avec celui des rois de la terre. 
Apocalypse 1/ 5 � 8
Un autre texte apocalyptique pour ce jour. Apocalypse veut dire r�v�lation.� 
Elle porte ici sur J�sus et sur le Seigneur tout puissant. Les titres de J�sus se succ�dent, titres de gloire dont le sens est transparent, ils sont r�sum�s en : souverain des rois de la terre.� 
Les titres sont issus de l�amour de Dieu pour nous. J�sus est l�homme transperc� par les humains, celui de la Passion, et il vient parmi les nu�es selon l�image de Daniel. 
Il est intronis� avec gloire et puissance pour les si�cles des si�cles, comme Dieu. 
Son garant est Celui qui est tout, l�alpha et l�om�ga, commencement et fin. 
Ceux qui ne l�ont pas reconnu s�apercevront de leur erreur. 
Il partage royaume et sacerdoce avec ses fid�les. 
Jean 18/33-37 
Pilate, le pouvoir politique confront� avec la myst�rieuse royaut� de J�sus, elle vient d�un autre monde. 
Les 4 �vang�listes rapportent la question�: Es-tu le roi des juifs�? 
Jean est seul � rapporter le dialogue. Pilate est sur son terrain familier, l�autorit� de Rome dans le pays. J�sus la contesterait-il�? Mais J�sus est situ� bien ailleurs, et il n�est pas facile de l�expliquer. 
Il faut entrer dans sa v�rit� pour savoir de quelle royaut� il s�agit. C�est une royaut� r�elle, mais elle vient d�un autre monde o� les gardes et la force n�ont pas leur place. 
Flash
D�cid�ment le Christ n�est pas roi comme les autres rois. 
Son pouvoir, il le tient d�un Autre. Son projet se r�sume dans les B�atitudes. 
Ses sujets ne sont pas des serviteurs, mais des amis. 
Son arm�e est compos�e d�hommes aux mains nues. 
Son habit, c�est la tenue de service. 
Quand � sa victoire, c�est celle de l�amour� sur la haine. 
Sommes-nous pr�ts � �tre les sujets d�un tel roi et � faire advenir un tel royaume�?
Piste
Le face � face de J�sus avec Pilate illustre � sa mani�re la nature paradoxale de la royaut� de J�sus.� Ma royaut� n�est pas de ce monde. Je suis venu rendre t�moignage � la v�rit�. 
A la brutale v�rit� du pouvoir, fond�e sur la violence, J�sus oppose le pouvoir apparemment d�risoire de la v�rit�: elle fait appel � la libert�. 
C�est le pouvoir de l�amour: il partage au lieu d��craser. 
La d�claration de J�sus devant Pilate n�inclut aucun programme d�am�nagement de la cit�. Sa port�e est beaucoup plus radicale: quels que soient le r�gime politique et le syst�me social en vigueur, la question est de savoir si les disciples de J�sus se pr�occupent de rendre t�moignage � la v�rit� de l'�vangile. 
A l�instar de J�sus (sa royaut� n�est pas de ce monde), le chr�tien, tout en y vivant, n�est pas du monde. Tension souvent inconfortable, mais que nous ne saurions �vacuer sans nous renier. 
*****
SIGNES ANTERIEURS
Daniel 7/13-14 
C'est le sommet du Livre de Daniel : la vision du fils de l'homme que le NT, probablement � la suite de J�sus, a mise au premier plan de son message.
La formule "Fils de l'homme" a d'abord une dimension personnelle et vise un �tre investi de qualit�s surhumaines ; mais elle a �galement un sens collectif qui prolonge et compl�te le premier, et elle d�signe des h�tes c�lestes. On voit en filigrane la figure du Christ, personne investie des qualit�s de Fils de Dieu et dont la mission est de constituer et repr�senter le peuple de Dieu.
Apocalypse 1/5-8 Tissu de r�miniscences bibliques, (Ps 90/28,38; Es 55/4 ; Ex 19/6 ; Dt 7/13 ; Za 12-10-14). 
Il s'agit donc d'un r�sum� d'enseignements proph�tiques, centr�s cette fois sur la personne m�me du Messie.
Jean 18/33-37 
Discussion entre Pilate et J�sus sur la royaut� du Christ.
La formule prononc�e par Pilate, "Roi des Juifs", r�v�le la port�e exacte de la mission de J�sus : le procurateur proclame malgr� lui son titre v�ritable. Mais en m�me temps, elle rend cette mission davantage incompr�hensible, car la royaut� du Christ n'est pas terrestre ; et il importera que les hommes la d�couvrent comme telle.
J�sus d�finit lui-m�me, et cela lui revient � lui seul, sa vraie royaut�. Il a �t� envoy� dans le monde, et il tient cette royaut� de Dieu m�me � qui elle appartient. En fait, c'est la royaut� de Dieu que J�sus manifeste et r�v�le jusqu'� l'acte de sa mort.
La "v�rit�" dont il est question ici, c'est l'ensemble des choses r�v�l�es par le Christ : soit une force lib�ratrice et sanctificatrice. 
Cette "v�rit�" est li�e � l'Esprit, et J�sus s'identifie � elle en tant qu'il en est le t�moin vivant.

Andr� PAUL
La Gloire de Dieu
D'apr�s la racine h�bra�que du mot, la "gloire" est quelque chose qui p�se, et qui p�se lourd. 
D�s lors, la gloire de Dieu c'est le sceau divin sur le monde. 
Dieu pose myst�rieusement sur l'univers la trace invisible de sa pr�sence. 
Cet univers, il est fait du cosmos, mais aussi de la terre avec tout ce qu'elle porte et produit, d'anim� et d'inanim�, d'humain et d'animal. Cette trace est � lire, et il revient � l'homme d'assurer cette lecture.
La lecture de la trace de Dieu sur le monde a commenc� et se continue dans l'histoire par le jaillissement et la gestion du mot "Dieu". La "gloire de Dieu" est donc, pour l'homme et par l'homme, l'objet d'une r�v�lation in�puisable et �ternelle. Elle est en quelque sorte la r�serve infinie des signes latents de la pr�sence divine. Aussi Dieu se d�couvre-t-il, se r�v�le-t-il comme distant et proche � la fois, mais aussi comme silence et parole, pauvret� et richesse, humilit� et majest�, commencement et fin. "Gloire" est le mot ad�quat qui rassemble et exprime cet immense paradoxe qu'est l'existence d'un Dieu transcendant qui se r�v�le et se dit � l'homme.
Or, la trace de Dieu qu'on appelle sa "gloire", a marqu� le monde d'une fa�on d�cisive, ceci dans la personne et par le sacrifice de J�sus-Christ, mort et ressuscit�. 
D�sormais, c'est cela qui est � lire, et que toutes les g�n�rations d�chiffreront en vision d'acc�der � la "vision" du Dieu de leurs p�res, qui est aussi pour eux le Dieu "P�re". Car c'est dans son fils, le fils de Dieu qui est aussi le Fils de l'homme, que Dieu a pos� son empreinte totale : par lui, au bapt�me, elle est pos�e �galement en chaque homme. Plac�e en J�sus-Christ, la royaut� de Dieu peut d�s lors rayonner en tout homme.

P.I.FRANSEN
Il y a encore quelques rois de par le monde ; la t�l�vision retransmet parfois les c�r�monies de mariage o� le faste et les d�monstrations de foule indiquent � leur mani�re l'importance que l'on attache aux personnages en question.
Le Roi H�rode le Grand avait laiss� le souvenir d'un grand b�tisseur, d'un ami du faste, d'un habile politique qui avait r�ussi � se faire admettre par l'autorit� romaine, assurant ainsi � son pays une certaine ind�pendance. Ainsi le roi pouvait-il appara�tre comme le souverain bienveillant qui assure � chacun le bien-�tre et la paix. Le roi David fut appel� un roi "selon le c�ur de Dieu". 
Et J�sus ? 
J�sus r�clame le titre de roi, mais il indique aussit�t la source de ce pouvoir royal : il vient de Dieu ; il n'est pas le terme d'une r�ussite politique ou l'h�ritage d'une dynastie.
Face au tout-puissant Ponce Pilate, J�sus est encha�n� : mais qui des deux est vraiment libre ? 
Pilate est encha�n� par un syst�me politique qui lui lie les mains et les pieds ; J�sus est li�, lui aussi, mais il n'est encha�n� par aucun syst�me : il est ce qu'il est ; il est vrai ; il n'agit pas par contrainte mais par amour.
J�sus est roi : la charte de son royaume est l'amour ; il nous est uni, parce qu'il donne � chacun d'�tre libre, il nous donne de l'aimer, et de nous aimer.

PH.DAGONNET
En somme Pilate a, ce matin-l�, manqu� trois rendez-vous. 
Le premier avec la v�rit�. Son scepticisme l'a arr�t� en chemin : "Qu'est-ce que la v�rit� ?" 
Le second avec la justice : il n'a pas su, plut�t il n'a pas voulu, la reconna�tre sur le visage d'un innocent. 
Le troisi�me enfin avec le royaume de Dieu auquel le conduisaient les deux pr�c�dents. 
Il y �tait invit�. Il y �tait apte. Comme le bon larron. 
Mais peut-�tre est-il plus facile de croire clou� sur une croix, que si�geant dans une chaire de gouverneur. C'est l'impuissance, ici, qui est forte et le pouvoir illusoire. 
Car il vaut mieux perdre une carri�re que de perdre un royaume. 
Surtout quand c'est celui o� J�sus nous attend.
*****
Jean 18 avec Daniel 7 / 13 � 14 et Apocalypse / 4 � 8 
PRESSE 2003
COURRIER DE L�ESCAUT ((23/11/2003) 
D�apr�s S�ur Jacqueline SAUT�
La seule gloire qui ne passera pas
Le dernier dimanche du calendrier de l'�glise est r�serv� � la f�te du Christ-Roi.
C'est cens� �tre un couronnement, une apoth�ose. Mais quelle apoth�ose ?
L'�vangile propos� est dans le 18e chapitre de Jean. C'est l� que l'ap�tre parle de la royaut� de J�sus-Christ.
Dans les trois autres �vangiles, le r�gne de Dieu est le th�me central de tout le livre.
Chez Jean, par contre, le th�me central est celui de la Passion de J�sus.
Dans Jean 18, J�sus compara�t devant le gouverneur romain Ponce Pilate.
Celui-ci pose directement la question � J�sus: Es-tu le roi des Juifs ?
C'est donc dans cette circonstance tragique� que Jean aborde la question de la royaut� de J�sus.
Circonstance tragique, mais aussi et d'abord moment d'amour supr�me dans la vie du Christ.

Jean est tr�s bien plac� pour nous r�v�ler le sens profond du minist�re de J�sus.
Il est appel� le disciple bien-aim� car il avait un contact privil�gi� avec J�sus et �tait donc en mesure de nous parler du c�ur de Dieu.

La gloire du don de soi
Cet homme condamn� � mort par l'humanit� serait donc vraiment roi ?
C'est vrai. Mais pas forc�ment dans le sens o� nous l'entendons habituellement.
Car J�sus dit lui-m�me � Pilate:��� Ma royaut� n'est pas de ce monde !��
La royaut� de J�sus ne s'exerce pas comme un pouvoir politique.
C'est pourquoi, au cours de sa vie publique, J�sus n'a jamais accept� qu'on lui donne le titre de roi. Il craignait qu'on se m�prenne sur sa vraie royaut�.
Le voile se l�ve maintenant, au moment o� les hommes le condamnent � mort.
Qu'est-elle donc cette royaut� ?
Sinon une royaut� de passion, de don de soi, d'engagement jusqu'� l'extr�me pour rendre � l'�tre humain sa dignit�, pour lui faire d�couvrir sa grandeur int�rieure, pour l'aider � mettre � son tour toutes ses �nergies au service d'une humanit� solidaire et "debout".
Mon royaume n'est pas de ce monde !
Il ne vient pas de ce monde mais il s'exerce sur ce monde.
La royaut� du Christ est celle d'une vie vraie, conforme aux paroles dites :
Je suis venu pour rendre t�moignage � la v�rit�.
J�sus est venu lib�rer en nous les forces d'humanisme vrai, de don de soi, de vie offerte,
Dans la gratuit� de l'amour.
Nous voici invit�s � annoncer cette Bonne Nouvelle d'un amour lib�rant, d'un amour qui met debout.
Mais pour l'annoncer par notre vie, il est n�cessaire de le laisser d'abord traverser nos existences, 
toutes les r�alit�s de nos existences d'hommes, de femmes, d'enfants.
Placer la f�te du Christ-Roi au terme de l'ann�e liturgique revient en quelque sorte �
- affirmer que l'Amour donn� est la vraie et seule Gloire que Dieu veut: pour lui, mais aussi pour chacun des �tres humains qu'il aime passionn�ment.
- affirmer que l'Amour donn� gratuitement est le couronnement de l'existence humaine...
Et surtout que cet amour l'emportera un jour au c�ur de l'humanit� enti�re.
Heureux ceux qui l'auront d�couvert � temps, avant l'ultime rencontre,car ils auront d�j� savour� ici-bas la gr�ce et la paix de ce bonheur !
***
PPT (23/11/2003) 
Henri FRANTZ
Le fils de l'homme
Le terme de fils de � est souvent employ� au sens figur� chez les h�breux. Un fils du mensonge est un menteur, un fils de la richesse est tout simplement un riche.
Dire un fils de l'homme est une fa�on d'insister sur le fait qu'il s'agit d'un homme comme nous, de souligner sa pleine et enti�re humanit�. 
Mais l'expression fils de l'homme sert, dans l'apocalyptique juive, � d�signer l'envoy� de Dieu, le Messie qui viendra � la fin des temps, en puissance et gloire, pour r�tablir d�finitivement ce qui est juste et droit. C'est sous ces traits qu'il appara�t, en majest� et en gloire, dans le premier chapitre de l'Apocalypse. 
La nette pr�f�rence de J�sus de se qualifier lui-m�me de fils de l'homme ne nous renseigne pas sur le sens qu'il donnait � ce titre.
Mais peut-�tre est-ce, l� encore de sa part, une fa�on de proclamer ce qu'il est et veut �tre pour nous : totalement homme et pleinement Dieu. 
***
DIMANCHE (23/11/2003) 
Par Philippe LIESSE 
Roi de pacotille !
J�sus dit qu'il est roi ! Mais quel roi ?
Un roi dont le sacre se passe au Golgotha, sur une croix !
Un roi � la couronne d'�pines. Un roi de d�rision ! Un roi pers�cut� ! 
Un roi de pacotille aux yeux des humains !
Pilate ne pouvait pas rester indiff�rent face aux accusations port�es par les chefs juifs contre J�sus. Le pouvoir romain ne peut tol�rer que le peuple qu'il s'est inf�od� se donne un chef. En demandant � J�sus s'il est le roi des juifs, Pilate l'expose au pi�ge de la r�ponse.
Si J�sus dit oui, Pilate pensera qu'il s'agit d'une revendication d'un pouvoir politique. 
Si J�sus dit non, il reconna�t qu'il n'est pas le Messie.
Le d�j� condamn� ne se laisse pas d�contenancer par le propos du repr�sentant de l'ordre, 
il lui renvoie la balle; 
Dis-tu cela de toi-m�me, ou bien parce que d'autres te l'ont dit ?
C'est une mani�re assez habile de lui demander s'il se situe au plan politique ou au plan religieux. Pilate a manifestement senti le pi�ge. 
Est-ce que je suis juif, moi ? Ta nation et les chefs t'ont livr� � moi.
Puisque Pilate a reconnu que l'accusation vient des juifs, J�sus peut lui r�pondre en fonction de la tradition juive: oui, il est le Messie, oui, il est roi, mais Ma royaut� n'est pas de ce monde !
La r�ponse est tr�s claire, la royaut� de J�sus n'est pas une royaut� de pouvoir et de prestige � l'instar des royaut�s du monde.
Sa royaut� n'ob�it � aucun crit�re de ce monde, elle est le t�moignage rendu � la v�rit�.
La v�rit�, c'est la rencontre du Fils de l'homme et du Vieillard d�crite par Daniel dans l'une de ses visions. Rencontre bouleversante de l'humain et du divin : le Fils d'homme qui vient avec les nu�es du ciel, jusqu'au vieillard.
La complicit� entre Dieu et l'homme qui va jusqu'au don de la domination et de la royaut�, une domination �ternelle une royaut� qui ne sera pas d�truite.
D�sormais, ils ne font plus qu'un ! Le v�ritable r�gne de la proximit� ! 
La v�rit� de la R�v�lation ! La v�rit� de l'incarnation !
Dans l'Apocalypse, Jean s'adresse aux �glises d'Asie mineure pour leur souhaiter gr�ce et paix ! 
Pas n'importe quelle paix et n'importe quelle gr�ce ! 
Mais celle qui vient de J�sus, le t�moin fid�le, le premier � n� d'entre les morts, le souverain des rois de la terre.
Cette triple qualification n'est pas anodine, car les nombres sont toujours symboliques dans l'Apocalypse. Les expressions ternaires sont r�serv�es � Dieu. 
Les utiliser � l'�gard de J�sus, c'est donc lui reconna�tre son caract�re divin.
J�sus vient parmi les nu�es, et tous les hommes le verront
Les nu�es sont les images classiques pour dire la pr�sence de Dieu. 
Voici donc que tous les hommes, m�me ceux qui l'ont transperc�, vont reconna�tre en ce Fils d'homme le v�ritable Fils de Dieu, alpha et om�ga, sens premier et sens ultime de toute humanit�.
Quand J�sus r�pond � Pilate qu'il est roi, il se d�marque des royaut�s� connues des hommes. La royaut� de J�sus-Christ, c'est d'�tre l'anti-roi. 
Comme on dit de quelqu'un qu'il est tout le contraire d'une vedette.
Sa royaut� n'est pas de l'ordre du prestige ou des apparences, elle ne peut germer que dans les c�urs.
Le respect que cette royaut� appelle n'est pas de l'ordre du protocole, il se joue dans le c�ur � c�ur de l'�coute. 
Tout homme qui appartient � la v�rit� �coute ma voix.
Les piliers de cette royaut� ne sont pas des personnages prestigieux ou incontournables, mais ce sont autant d'inconnus, de moins que rien, qui font germer patiemment le Royaume dans les c�urs en �tant, comme J�sus, tout � tous, au quotidien.
Roi de pacotille aux yeux du monde, royaut� indestructible au c�ur de Dieu !
**
La seule mani�re durable de rejeter le mal, c'est de faire prosp�rer le bien.
Fran�ois GARAGNAN
***     
Jean 18 avec Daniel 7 / 13 � 14 et Apocalypse 1/ 4 � 8 
PRESSE 2006
PPT  (23/10/2006)
Isabelle REBOUL
Apocalypse 1/ 4 � 8 
Il est fid�le . . . 
A nous qui tournons comme des girouettes, au gr� des modes et des pens�es,
A nous qui changeons, quittons ou sommes quitt�s, au gr� d�envies ou d�ennui,� 
A nous, il est dit�: Je suis celui qui est, qui �tait et qui vient�!
Pr�sence attest�e dans le pass� et promise pour le futur, pour nous aujourd�hui.
Pour que nous puissions l�accueillir dans nos vies.
Non pour rappeler un �v�nement pass�. Non pour r�ver d�une utopie future. 
Mais comme une promesse pour maintenant, accompagn�e de gr�ce et de paix. 
Quelle r�v�lation�!� En J�sus le Christ, fid�le jusqu�� la mort, le visage de Dieu s�est r�v�l� de fa�on d�finitive.
En Christ, la fid�lit� vivante de Dieu se donne � lire aujourd�hui pour chacun, pour chacune de nous�!
Gr�ce et paix sur nos faiblesses et nos infid�lit�s�!
**  
PPT 2006 
D�apr�s Daniel LESTRINGANT
Es-tu le roi des juifs ?
J�sus r�pond � Pilate par une interrogation�: 
Dis-tu cela de toi-m�me, ou parce que d�autres te l�ont dit de moi�?
Que pensons-nous de J�sus�?
S�agit-il d�une rencontre de passage, avec des traces plus ou moins majuscules dans le tissu de notre existence�?
Si notre connaissance de J�sus reste de l�ordre du savoir ou de la subjectivit�, il est encore un �tranger. 
Il faut une int�riorisation, l�appropriation� de son identit�.� Il n�y alors plus lui et moi, mais nous, o� je ne sais plus si c�est encore moi, parce que c�est maintenant Lui. 
J�sus dit�: Je suis roi. �Son r�gne est celui de la v�rit�.� Et Pilate comprend que cette v�rit� est ailleurs que dans ce qu�il a appris et de l��v�nement o� il se trouve impliqu�. 
Car la v�rit� n�est pas une id�e, une philosophie, une croyance, elle est une personne�:
J�sus de Nazareth.� Lui devenu notre moi. 
Pri�re
Mon Dieu, je viens � toi encombr� des mes questionnements sur la v�rit� de moi-m�me. 
C�est que je ne suis pas simple. 
Mon c�ur est troubl� par tant de sujets graves et angoissants, parfois insignifiants. 
Il me semble que s�il y avait plus d�harmonie en moi, je te percevrais mieux. 
Crois-moi�: je fais effort pour qu�� travers mes dialogues int�rieurs, je puisse entendre quelque chose de ta voix. 
Mais je veux te louer, toi l�Invisible, car tu te laisses voir en J�sus. 
Quelle erreur de r�clamer que tu sortes de ton myst�re, puisque tu es d�j� dans la figure de J�sus ton Fils, dans sa condition� humaine, dans ses paroles, ses miracles, dans sa mort et sa r�surrection.� Oui c�est d�j� toi�!
Quelle in cons�quence de te chercher ailleurs !
J�sus est l�, comme ton chemin, ta v�rit�, ta vie. 
Rappelle-moi cela jusqu�� ce que ma pri�re parvienne � se d�barrasser de ce moi si encombrant. 
Qu�il puise en �tre ainsi, je t�en prie�!
Amen
***
DIMANCHE 
D�riv� d�un texte de Philippe LIESSE 
Vive le Roi�!
Pilate a demand�: Es-tu le Roi des juifs�?
J�sus a demand�: Dis-tu cela de toi-m�me ou parce que d�autres te l�ont dit�?
Pilate reconna�t que la question vient des ennemis juifs de J�sus. 
J�sus dit alors�: Mon royaume n�est pas de ce monde. 
La royaut� que J�sus confesse n�ob�it � aucun crit�re de ce monde.� Elle n�a aucune partie li�e avec le pouvoir ou avec le prestige.� Elle est un t�moignage rendu � la v�rit�. 
La vision de Daniel� montre que la v�rit� est la rencontre de Dieu et du Fils d�homme. 
La complicit� entre Dieu et l�homme va jusqu�au don de la domination et de la royaut�. �
C�est le v�ritable r�gne de la proximit�, la v�rit� de la R�v�lation, la v�rit� de l�incarnation. 
Ce t�moignage rendu � la v�rit� se d�marque de toutes les manifestations royales connues. Pas de prestation de serment ou de signe d�all�geance.� Ni fanfare ni troupe. 
Le sacre du roi se passe � Golgotha, la loge royale, c�est la croix. 
Le diad�me est une couronne d��pines, l�habit un manteau d�rision. 
Un roi de d�rision�! Un roi pers�cut�! 
La royaut� du Christ se situe � l�oppos� des apparences ou du prestige. 
Elle est enfouie au fond des c�urs, elle ne peut germer que l�. 
L�all�geance � cette royaut� est d�une discr�tion remarquable, 
elle se joue au c�ur de l��coute�: Quiconque appartient � la v�rit� �coute ma voix. 
Cet �change est une force de frappe extraordinaire pour changer le cours des choses, 
Un c�ur � c�ur qui est source de vie. 
Pour que vous croyiez que J�sus est le Christ, le Fils de Dieu,
et pour qu�en croyant, vous ayez la vie en son nom (Jean 20/31).
**
COURRIER DE L�ESCAUT  
D�apr�s Louis DUBOIS 
Un monde o� l�homme est roi
Jean nous montre un homme qui n�a rien d�un roi de l�univers. 
Trahi par l�un des siens, reni� par un autre, abandonn� de tous, arr�t�, ligot�, gifl� en plein tribunal, vraiment un pauvre type d�homme. 
En face de lui, un homme de pouvoir, avec droit de vie et de mort. 
L�homme de pouvoir est troubl�. Il pose des questions et reste sur ses questions. 
Tout se passe comme si le pouvoir politique n�apportait aucune r�ponse. 
Comme s�il rendait aveugle, plut�t. 
Ce sera pareil pour l'�glise. Constamment, ses bergers seront tent�s par le pouvoir, les certitudes d�avoir raison. C�est humain. J�sus lui-m�me avait d� lutter et il a r�sist�. 
Il a pris la tangente chaque fois que la foule a voulu le porter en triomphe. 
Et son entr�e � J�rusalem�: le roi serait-il un pauvre mont� sur un �ne�?
Aurait-il pour tr�ne une croix�?� Pour couronne des �pines�? Comme sceptre un roseau�?
Serviteur
J�sus a exerc� le pouvoir parmi les malades qu�il remettait debout, parmi les l�preux qu�il touchait, au risque d��tre d�clar� impur. Parmi des p�cheurs avec lesquels il mangeait. 
Il dit que son royaume serait partout o� le pardon r�pondrait � la haine. 
Partout o� le partage s�offrirait aux affam�s, o� l�accueil rendrait la dignit� aux� �trangers,
Partout o� la solidarit� serait comme une seconde nature,
Partout o� l�on lutterait pour que tous aient du travail et les jeunes un avenir,
O� l�on n�emprisonnerait pas un enfant dans un centre ferm� parce que les papiers des parents ne sont pas en r�gle. 
On l�on ne renverrait pas un �tranger dans son pays s�il y court le moindre risque.
Un Royaume o� l�homme serait roi.
C�est ainsi que l�on devrait pouvoir cl�turer par la f�te
Du Christ � roi, le Serviteur. 
*****
Jean 18/33 � 37, avec Daniel 7/13 � 14 et Apocalypse 1/5 � 8
PRESSE 2009
DIMANCHE (2009/ 42)
D�apr�s l�article de Philippe MAWET 
Au bout de l�ann�e liturgique
�trange royaut�
Aboutissement de l�ann�e eccl�siastique�: 
F�te du Christ Roi de l�univers, la perspective tend vers le Royaume de Dieu.
Un royaume bien original�: les citoyens les mieux plac�s en sont les pauvres et les exclus, ceux que notre monde rejette et oublie.
Un royaume paradoxal�: J�sus, son roi, ne se soucie pas de sa popularit�.
Il ne r�siste pourtant pas � ce que son amour infini lui inspire�:
Il prend le chemin de la croix pour nous dire, nous montrer, que l�amour n�a pas de limites et que la mort n�a pas le dernier mot.
Dans la Bible de nombreuses paraboles disent la r�alit� du Royaume de Dieu. 
Il y est toujours question de croissance, de pardon et de f�te.

Mais il n�y a pas de promotion, pas d�emballage cadeau�: 
Le Royaume ne se fera pas sans nous, nous devons participer � sa construction. 
Dans notre vie actuelle, le Royaume de Dieu n�est pas un suppl�ment, c�est une t�che � accomplir par tous ceux qui acceptent de suivre le Christ. 
Dieu prend son temps, il est patient�: son Royaume est une graine�: elle donne du fruit pour autant qu�on la laisse pousser.

La promesse du Royaume est maintenant celle d�un monde nouveau avec une place pour chacun�: m�me pour le malfaiteur crucifi� avec J�sus�: 
Amen, je te le dis�: aujourd�hui, tu seras avec moi dans le paradis�!

Si nous renvoyons sans cesse � demain notre participation au Royaume de Dieu, aussi � sa construction, nous risquons de tomber dans tous les pi�ges tendus par les royaumes humains. A quel monde appartenons-nous�?
Bien s�r, la cit� humaine est le lieu o� nous vivons, nous devons y travailler. 
Mais on voit l�histoire humaine autrement quand on la regarde avec les yeux de Dieu.
On voit alors que ce monde est la semence d�un monde nouveau, la semence du royaume qui vient, le royaume de Dieu. 
Il est inutile d�essayer de br�ler les �tapes. Ne confondons pas la graine et son fruit.
Mais on peut discerner dans la graine l�arbre qu�elle contient d�j�. 
Il en va de m�me pour le Royaume de Dieu. C�est maintenant qu�il nous faut le b�tir.
C�est ainsi que la cit� humaine peut devenir la semence du Royaume de Dieu.
C�est ainsi que nous pouvons �tre des semeurs d�esp�rance, des semeurs du Royaume.
***
A. VOGEL
Une pr�sence hier,  r�elle aujourd�hui,  qui sera encore demain.
Une pr�sence >>> une louange>>> une esp�rance.
1� Gr�ce et de paix, non vengeance, peine � subir ou �puration � traverser
Dieu est un Dieu de gr�ce, il veut la pl�nitude, l'accomplissement, l'�panouissement, donc, immanquablement, le pardon, le recommencement. 
S'il y avait condamnation au lieu de gr�ce, il n'y aurait pas pl�nitude car, la plupart du temps, la condamnation abaisse, emp�che, tout nouveau d�part. 
Or, Dieu veut pour chacun de nous une vie nouvelle, une vie ouverte.
Il y a une source de paix: accept�, reconnu, pardonn�. Personnel�/mutuel.
Quand on reconna�t l'existence de l'autre.
Ex. des pays en conflits�: la paix ne vient pas tant que chacun a peur de l'autre.
2� De la part de J�sus-Christ, 
Ici, nous ne parlons pas d'�glise, ni de christianisme, mais de QUELQU'UN, de chair et de sang, qui a v�cu sur terre, a pris place dans l'histoire des hommes. 
Il a v�cu parmi nous. Et nous pr�tendons qu'Il est toujours vivant!
Nous pr�tendons cela, parce que sa vie s'est manifest�e dans notre vie.
T�moin de ce que Dieu est amour
T�moin fid�le. Il a v�cu sa vie d'homme en manifestant pour quel genre de vie nous avons �t� faits, pour quel genre de vie nous sommes faits. 
T�moin du Dieu d'Amour�? de ce que nous sommes appel�s � �tre. 
A montr� qu'une vie d'homme pouvait �tre une vie pleine, m�me dans l'adversit�.
Fils, vraiment venu de Dieu par un acte incompr�hensible, indescriptible, inexplicable: on peut seulement, en essayant de ne pas �tre trop maladroit, de dire que cela s'est fait; que cela est. J�sus Fils de Marie est Dieu avec nous.
Premier-n� d'entre les morts, �l'a�n�, le pr�curseur, celui qui ouvre le chemin, celui qui sera suivi de beaucoup d'autres fr�res.
3� Il nous aime, il nous d�livre de nos p�ch�s par son sang,
Il a fait de nous un royaume, des pr�tres pour Dieu son P�re,
6b A J�sus soit la gloire et la puissance pour toujours�!
7-8 P�rennit� de pr�sence�: Il vient � tout �il�. 
Toute la terre� se lamentera� avons �t� fous�!� Il �tait, Il est,Il va venir�! 
*****
PPT (22 novembre 2009) 
D�apr�s Serge Oberkampf de Dabrun
Il a fait de nous des pr�tres
Lire Apocalypse 1/ 5 � 8
Nous nous plaignons parfois de notre situation de chr�tiens,�car nous sommes partag�s�: D�une part, le salut nous est accord�, cela nous pla�t bien. 
D�autre part, ce salut, nous l�avons en esp�rance, alors que le monde nous donne chaque jour le spectacle d�atrocit�s et d�injustices. 
Nous ne savons donc pas toujours tr�s bien comment nous situer.
Cette situation n�est pas un �cart�lement, c�est cela�: �tre pr�tre.
�tre un interm�diaire entre Dieu et les humains, ses cr�atures. 
Nous sommes l� pour repr�senter Dieu et les hommes qui sont ses cr�atures.
Et pour pr�senter Dieu aux humains et pr�senter le monde � Dieu.
Il est donc normal que nous soyons aussi � la crois�e des chemins, disponibles pour inventer les formes de notre fid�lit� � cette fonction. Nous le faisons � titre personnel ET en tant que membres de notre communaut� chr�tienne.

*****
Pri�re venue du Canada
Le r�gne du Christ

Avec enthousiasme nous te louons, Dieu tr�s haut. 
Du plus profond de nous, nous aspirons � ce jour quand ta volont� souveraine soumettra toute puissance terrestre par la douce victoire de ta paix et de ta gr�ce. 
Dans le silence nous prions et appelons ta b�n�diction sur notre monde�
1. Que ton r�gne vienne, � Christ,
2. Amen. Viens, Seigneur J�sus!

Avec empressement nous nous tournons vers toi, �ternel. 
En toi nous cherchons la naissance de l'esp�rance. 
Sois avec ceux et celles dont l'espoir est �cras� : les ch�meurs, les d�poss�d�s, les victimes de la guerre, les r�fugi�s�
1. Que ton r�gne vienne, � Christ,
2. Amen. Viens, Seigneur J�sus!

Avec abandon nous nous tournons vers toi, Dieu de la sant� et de l'int�grit�. 
En toi nous cherchons la gu�rison pour qui est malade, le renouveau de l'esprit pour qui est perturb� dans ses �motions, l'all�gement du c�ur pour qui se retrouve aux soins de longue dur�e ou dans des r�sidences sp�cialis�es, le r�confort pour qui est en deuil�
1. Que ton r�gne vienne, � Christ,
2. Amen. Viens, Seigneur J�sus!

Avec confiance nous nous tournons vers toi, � Seigneur de la Vie. 
Nous nous tournons vers toi avec des besoins urgents dans nos c�urs, avec des pri�res et des aspirations pour nous-m�mes et pour les gens que nous aimons�
1. Que ton r�gne vienne, � Christ,
2. Amen. Viens, Seigneur J�sus!

Tu es le premier et le dernier, l'Alpha et l'Omega, le commencement de notre existence et la fin vers laquelle nous nous dirigeons : 
� toi soient la gloire et l'honneur, la puissance et le r�gne, pour toujours et � jamais. 
Amen!
***** *****
AV traduit  "The business of Heaven", Daily Readings from C.S.LEWIS edited by Walter HOOPER
Jeudi 30 novembre
Saint Andr� ap�tre.
Si vous lisez l�histoire, vous verrez que les chr�tiens qui firent le plus pour ce monde-ci �taient de ceux qui pensent le plus au monde futur. 
Voyez les ap�tres ! ils furent � la base de la conversion de l�Empire romain. 
Les grandes figures qui �difi�rent le Moyen Age, les chr�tiens �vang�liques anglais qui abolirent le commerce des esclaves, tous laiss�rent leur empreinte sur la terre, pr�cis�ment parce que leurs pens�es �taient orient�es vers l�autre monde. 
C�est depuis que les chr�tiens ont largement cess� de penser � l�autre monde qu�ils sont devenus inefficaces dans celui-ci. 
Visez le ciel ! et vous recevrez la terre par surcro�t�!
Visez la terre�! et vous n�obtiendrez rien�!
Cette r�gle semble �trange,  pourtant il y a quelque chose de semblable en d�autres mati�res. 
La sant� est une grande b�n�diction, mais si vous en faites votre principale pr�occupation vous finirez par devenir maniaque et imaginerez toutes sortes de maux. 
Vous ne recevrez la sant� que si vous recherchez prioritairement d�autres choses - nourriture, jeux, travail, plaisir, plein air. 
De la m�me mani�re, nous ne sauverons jamais la civilisation tant que la civilisation sera le principal objet de notre pr�occupation. 
Il faut apprendre � pr�f�rer autre chose. 
**

1 d�cembre
Avent
Imaginez que vous �tes une maison d�habitation. 
Dieu propose de la transformer
Au d�but, vous comprenez ce qu�Il fait�: 
R�parations des canalisations, de la toiture, etc. . 
Vous saviez que ces travaux �taient n�cessaires.� Vous n��tes pas surpris. 
Mais voil� que les travaux prennent de l�ampleur, 
vous n�y comprenez plus rien. 
Que veut-Il, en fin de compte�?
Il est en train de faire une maison bien diff�rente de celle que vous avez imagin�e. Une nouvelle aile par ci, un �tage suppl�mentaire par l�, 
Et des tours, puis un parc. 
Vous aviez pens� � un cottage, et voil� qu�il fait un palais. 
C�est qu�il a l�intention de venir� vivre avec vous�!
**
2 d�cembre
La mani�re dont cela fonctionne. 
Le Fils de Dieu est devenu homme pour permettre aux humains de devenir enfants de Dieu. 
Nous ne savons pas � dans tous les cas, moi, je ne sais pas - comment les choses se seraient pass�es si la race humaine ne s��tait pas rebell�e contre Dieu en s�alliant � l�ennemi. 
Chacun aurait peut-�tre �t� �en Christ�, aurait partag� la vie du Fils de Dieu d�s sa naissance. Peut-�tre que la vie naturelle Bios �aurait tout d�un coup �t� transform�e en Zo�, la vie incr��e.� 
Cela, c�est de la supposition. 
Vous et moi en sommes maintenant au m�me point.
Actuellement, cela se passe comme suit. 
Les deux sortes de vie ne sont pas seulement, depuis toujours diff�rentes, elles sont oppos�es. 
En chacun de nous, la vie naturelle est centr�e sur elle-m�me, avec le besoin d��tre admir�e et flatt�e, et de profiter des vies des autres, d�exploiter l�univers tout entier. 
La vie naturelle d�sire tout sp�cialement �vivre sa vie� sans interf�rence, � l�abri de tout ce qui la d�passe, d�une mani�re ou d�une autre, et risquerait de l�humilier. 
Elle a peur de la lumi�re et de l�atmosph�re du monde spirituel, tout comme ceux qui ont toujours connu la s�cheresse ont peur de prendre un bain. 
Dans un sens, c�est normal, car elle sait que si la vie spirituelle prend le contr�le, l��gocentrisme et la volont� propre seront �cart�s, et elle est pr�te � se d�fendre bec et ongles pour l��viter. 
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