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 LECTURES BIBLIQUES-COMMENTAIRES- MEDITATIONS�
Consolez-vous ! N'ayez pas peur ! Voici, votre Dieu vient !
Celui qui fait justice arrive ! Il vient � votre secours !

Extraits choisis

Psaume 146/1-3.5.10 Version libre   
Loue le Seigneur, Toi mon �me ! Je compterai sur Lui tant que je vivrai.
Je lui ferai confiance tant que j'existerai. Je ne compte pas sur les puissants de ce monde. Ils sont humains comme moi. 
Il n'y a gu�re de raison de se fier aux m�chants, de d�sesp�rer � cause d'eux.
Je compte sur le Seigneur: Il rel�ve les humili�s et renverse le tr�ne des puissants. Je Le loue, le c�ur tremblant;  A voix basse, je lui dis: All�luia !
Il est seul � l'entendre, c'est une affaire entre Lui et moi. Je lui souffle mon consentement, je m'empresse en silence de tenir ma promesse.   	Beginn   112-113

1�re lecture Esa�e 11/5	
Alors, les yeux des aveugles verront et les oreilles des sourds s'ouvriront. 6 Alors le boiteux bondira comme un cerf et la bouche du muet criera de joie. Des eaux jailliront dans le d�sert, Des torrents dans la steppe. 

2e lecture  Jacques 5/ 7 � 11
  Voyez, les gens qui r�sistent dans les difficult�s,  nous disons qu'ils sont heureux. Vous avez entendu l'histoire de Job, l'homme patient. Vous savez ce que le Seigneur lui a donn� � la fin.
Oui, le Seigneur est plein de tendresse et de piti� !

Evangile�: Matthieu 11/ 2 � 11 
Car Jean est celui dont l'Ecriture dit: 
"Voici, j'envoie mon messager devant toi pour t'ouvrir le chemin".
**********

Textes bibliques
1�re lecture
Esa�e 35 (TOB)     
1	Que le d�sert et la terre aride se r�jouissent, que la steppe exulte et fleurisse, qu'elle se couvre de fleurs des champs, qu'elle saute et danse et crie de joie !
3	Rendez fortes les mains fatigu�es, rendez fermes les genoux chancelants,
4	Dites � ceux qui s'affolent: Soyez forts, ne craignez pas.
Voici votre Dieu : Il vient lui-m�me vous sauver.
5	Alors, les aveugles verront et les sourds s'entendront.
6	Le boiteux bondira comme un cerf et le muet criera de joie.
Des eaux jailliront dans le d�sert, Des torrents dans la steppe. 
7	La terre br�lante se changera en lac, et la r�gion de la soif en sources jaillissantes. Dans le repaire o� g�te le chacal, l'herbe deviendra roseau et papyrus.
8	On construira une route qu'on appellera la voie sacr�e. L'impur n'y passera pas - car le Seigneur lui-m�me ouvrira la voie - et les insens�s ne viendront pas s'y �garer.
9	On n'y rencontrera ni lion ni b�te f�roce - on n'en trouvera pas. Ceux qui appartiennent au Seigneur prendront cette route.
10	Ceux que le Seigneur a rachet�s, arriveront � Sion avec des cris de joie.   Sur leurs visages, une joie sans limite ! 
All�gresse et joie viendront � leur rencontre,  tristesse et plainte s'enfuiront.  Parole du Seigneur !


2e lecture
Jacques 5/7-11		
7	Prenez patience, fr�res, jusqu'� ce que le Seigneur vienne. Voyez comment le cultivateur prend patience en attendant que la terre produise de pr�cieuses r�coltes: il patiente, jusqu'� ce que les pluies d'automne et de printemps soient tomb�es.
8	Prenez patience, vous aussi; soyez pleins de courage,  car la venue du Seigneur est proche.
9	Ne vous plaignez pas les uns des autres, fr�res, afin que Dieu ne vous juge pas. Le juge est proche, il est pr�t � entrer !
10	Souvenez-vous des proph�tes qui ont parl� au nom du Seigneur: prenez-les comme mod�les de patience fid�le dans la souffrance.
11	Nous disons heureux les gens qui r�sistent dans les difficult�s.
Vous avez entendu l'histoire de Job, l'homme patient.
Vous savez ce que le Seigneur lui a donn� � la fin.
Oui, le Seigneur est plein de tendresse et de piti� !


Evangile
Matthieu 11/2-19	
2	Jean-Baptiste, dans sa prison, entendit parler des �uvres du Christ. Il lui envoya alors de ses disciples pour lui demander: "Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre�? "
4	J�sus leur r�pondit: "Allez raconter � Jean ce que vous entendez et voyez: les aveugles voient, les boiteux marchent, les l�preux sont gu�ris, les sourds entendent, les morts reviennent � la vie et la Bonne Nouvelle est annonc�e aux pauvres.
6	Heureux celui qui n'abandonnera pas la foi en moi !
7	Quand les disciples de Jean partirent, 
J�sus se mit � parler de Jean aux foules en disant: 
"Qu'�tes-vous all�s voir ? Un roseau agit� par le vent ? Non?
8	Alors, qu'�tes-vous all�s voir ? Un homme v�tu d'habits magnifiques ? Mais ceux qui portent des habits magnifiques se trouvent dans les palais des rois.
9	Qu'�tes-vous donc all�s voir ? Un proph�te ?
Oui, je vous le dis, et m�me bien plus qu'un proph�te.
10	Car Jean est celui dont l'Ecriture dit: �Voici, j'envoie mon messager devant toi, dit Dieu, pour t'ouvrir le chemin".
11	Je vous le d�clare, c'est la v�rit� : parmi les humains,
il n'a jamais exist� personne plus grand que Jean-Baptiste;  pourtant, celui qui est le plus petit dans le Royaume des cieux est plus grand que lui.

**********
Commentaires- M�ditations

UNE VOIX, UNE ESP�RANCE,
Emission du 9 d�cembre 1995
Equipe Mons-Borinage, 24 septembre 1995
(Textes du 2e Avent A).

Tant qu'il reste une racine 
Ou les racines du c�ur
L'�tre humain est rendu capable de devenir plus grand et de recommencer et ce qui semble �tre la fin de tout devient un aboutissement, une pl�nitude.

La p�riode de l'Avent est une p�riode de pr�paration.
C'est la p�riode au cours de laquelle nous nous rappelons particuli�rement que J�sus-Christ fait de chacune de nos vies une pr�paration � l'�panouissement, � l'entr�e dans la pl�nitude. 
Notre vie est donc pr�paration d'un avenir ...d'un avenir de lumi�re.
C'est pour cela qu'il Y a une joie de l'A vent, puisque ce temps nous rappelle l'esp�rance li�e � notre foi.
L'esp�rance d�coule de la foi, elle en est le premier r�sultat, la premi�re r�colte.
La foi commence par nous r�tablir dans une situation de confiance, parce qu'elle se fonde sur le pardon.
Et le pardon nous fait lui-m�me entrer dans la r�conciliation.
J�sus n'est-il pas Celui gr�ce � qui nous pouvons annoncer, proclamer:
"Les choses anciennes sont pass�es, toutes choses sont devenues nouvelles. Cela ne vient pas nous, c'est le don de Dieu ".
***
Il y a toujours eu, et il y aura toujours dans notre monde, aussi bien que dans chacune de nos vies, des temps de d�sespoir, de d�couragement: des temps au cours desquels on peut avoir l'impression que tout est inutile et que tous nos efforts d'am�lioration sont d'avance condamn�s � l'�chec. Alors nous nous surprenons � dire: A quoi bon?
A quoi bon se fatiguer, � quoi bon lutter, � quoi bon essayer d'aimer, de faire le bien,
� quoi bon faire confiance, � quoi bon esp�rer?
***
Il y a plus de 25 si�cles, on connaissait d�j� des temps difficiles, des mauvaises passes. 
C'�tait des temps d'insucc�s et de menaces, des temps de guerre et d'invasions, des temps de violence et d'injustice.
Et, d�j� en ces temps-l�, les gens disaient "A quoi bon?"
Alors un homme, nomm� Esa�e, s'est dress� face aux autres.
Anim� par la conviction que lui donnait sa connaissance du Dieu vivant, il a fait front, il a lutt� contre le d�couragement.
Il a affirm� qu'en toute circonstance, et pour toute existence, il y a toujours un avenir, une possibilit�, une chance de renouvellement.
Si l'homme a �t� cr�� pour devenir l'image de Dieu, c'est parce que Dieu a mis au-dedans de chacun de nous la capacit� de dire NON au malheur, NON � la fatalit� et, surtout NON au d�sespoir!
Esa�e a affirm�, et il continue d'affirmer que nous ne p�rirons que si nous ne faisons pas confiance.
Il nous dit, Si vous ne croyez pas, vous ne subsisterez pas!
Car croire n'est pas une question de doctrine, de formule ou de rite, croire, c'est faire confiance, � Dieu, aux humains, � la vie.
Les gens d'alors �taient comme nous, souvent fatigu�s, d�courag�s, d�sesp�r�s,
Ils se voyaient eux-m�mes comme un vieux tronc dess�ch�, rabougri, d�pouill� de verdure.
Leur maison royale, issue d 'Isa�, p�re du roi David, leur paraissait �puis�e.
Pourtant, le proph�te leur annonce:
ESA�E 11/1-10
Parole du Seigneur:
Un rameau sortira de la souche d'Isa�e: Un rejeton na�tra de ses racines.
Sur lui reposera l'Esprit du Seigneur:
Esprit de sagesse et de discernement, Esprit de conseil et de vaillance.
Esprit de connaissance et de crainte du Seigneur.
3 Et il lui inspirera la crainte du Seigneur: il ne jugera pas d'apr�s ce que voient les yeux, Il ne prononcera pas d'apr�s ce qu'entendent les oreilles.
4 Il jugera les faibles avec justice, Il se prononcera avec �quit� envers les pauvres du pays; du souffle de ses l�vres, il fera mourir le m�chant.
5 La justice sera la ceinture de ses hanches, et la fid�lit� le baudrier de ses reins.
***
Il y avait donc un vieux peuple, une famille royale us�e, un vieux pays...
Et beaucoup de raisons de voir la vie en noir, de raisons de ne plus rien attendre.
Tout comme maintenant: que peut-on encore attendre quand on est au bout de son �ge?
Que peut-on esp�rer quand on est pensionn�, pr� pensionn�, ou ch�meur de longue dur�e, sans perspective de nouvel emploi�?
Ou quand on est au bout de sa sant�? Ou de son courage, ou de son esp�rance?
Ou veuf, ou veuve et que le ressort semble bel et bien cass�?
UN RAMEAU JAIILIRA DU VIEUX TRONC... de ton vieux tronc du neuf va surgir.
Ce sera une r�surrection, c'est-�-dire une vie toute nouvelle.
Non pas la pourriture et le n�ant, mais une �closion de vie nouvelle, un univers nouveau. Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle cr�ature, toutes choses sont devenues nouvelles. C'est une r�alit� d'aujourd'hui, pour quiconque s'accroche et fait confiance.
Une r�alit� qui est pr�paration, annonce, esquisse, d�monstration de ce qu'on ne voit pas. Cette r�alit� est donc en m�me temps promesse d'�panouissement.
Et quand le temps de la pr�paration sera achev�, quand nous serons parvenu au terme de notre cheminement d'ici-bas, quand cette �tape-l� sera bien termin�e, alors, nous verrons le Vainqueur, - alors nous vivrons la victoire.
Quand nous n'aurons plus rien, m�me plus une apparence de vie, alors nous recevrons la vie, la vie pleine, la vraie vie, alors nous verrons clairement.
Ce ne sera plus une intuition, ni une croyance, ni une confiance, ni une esp�rance, ce sera une pr�sence, une proximit�, une pl�nitude, TOUT SERA ACCOMPLI.
Tout sera rendu parfait, par la gr�ce de Dieu qui nous appelle.
Ce que nous aurons r�alis�, et ce que nous aurons rat�, ce � quoi nous aurons beaucoup pens�, et ce que nous aurons toujours oubli�, ce pour quoi nous aurons lutt�, et ce que nous aurons toujours n�glig�, ce que nous aurons aim�, et ce que nous aurons m�pris�, tout cela sera rassembl� en une seule et m�me gerbe de gr�ce et de louange.
La lutte termin�e, ce sera le temps de la louange. Un dernier rejet jaillira du tronc de notre vie pour l'accomplir enfin dans un monde de gr�ce, de lumi�re et de joie.
***
Ce sera aussi le temps de LA JUSTICE ET DE LA FID�LIT�.
Nos combats parfois si d�sesp�r�s pour la justice dans le monde porteront des fruits. 
Alors nos semences d'amour germeront, fleuriront, m�riront dans l'humanit�. Nous serons arriv�s.
************
HOM AA03 Matthieu 11/2-11
Signes 1998  
Le message commun aux trois lectures est une proclamation: 
Le Seigneur est proche!
Plus concr�tement, cette bonne nouvelle s'exprime dans une citation d'Esa�e reprise librement par Matthieu:
Les aveugles voient et mes boiteux marchent!
Ce qui est au futur chez Esa�e est au pr�sent dans l'Evangile. 
Avec J�sus, la promesse s�accomplit. M�me les morts ressuscitent !
Jacques insiste sur la pr�paration de la venue tout proche du Seigneur,
Une pr�paration qui s'exprime dans des attitudes du c�ur.
Aujourd'hui, J�sus accomplit encore ce que le proph�te avait promis.
Nos yeux aveugl�s par le doute  et les doctrines hasardeuses, voire trompeuses, sont �clair�s par la Parole de Dieu, 
La l�pre de nos erreurs et de nos fautes  est purifi�e,
Nos oreilles s'ouvrent aux appels de nos fr�res,
Nos jambes sont remises d'aplomb pour nous permettre d'aller vers le prochain,
La Bonne Nouvelle nous est annonc�e et le pain de route nous est partag�.

Attendre est la mani�re concr�te d'esp�rer.
C'est d'abord une attitude humaine, la fa�on d'�tre de ceux qui ne sont pas satisfaits, qui n'ont pas tout et qui le savent.
Le mot est fr�quent dans les Psaumes, il s'agit alors d'attendre le Seigneur.
��Mon �me attend le Seigneur plus qu'un veilleur attend le matin.��
Cette pri�re fait partie de la liturgie de No�l.
Dans les Evangiles, le verbe attendre est associ� � veiller.
Les justes, Sim�on, Joseph d'Arimath�e, attendent le r�gne de Dieu.
Les ap�tres sont invit�s � attendre l'Esprit.

FLASH
Chacun des signes donn�s par J�sus  est celui d'une urgence et d'une n�cessit�.
J�sus n'annonce pas que les �glises sont pleines, mais que 
��Les aveugles voient,  les sourds entendent,  les l�preux sont gu�ris  et les pauvres sont �vang�lis�s.��
**********

SIGNES (ant�rieurs � 1998)
Jean Debruynne�:
Jean qui parlait du feu et bousculait toutes choses est maintenant en prison (Matthieu 11, 2-11) r�duit � l'inaction et � la passivit�.  Tandis que c'est J�sus qui pr�che aux foules.  Alors que la Parole de Jean �tait br�lante de conviction et sans h�sitation, le voici maintenant en prison se posant � lui-m�me et posant � J�sus des questions :    "Es-tu celui qui doit venir ?"
C'est ainsi que J�sus inaugure le temps de la foi.  Le premier, il conna�t le doute; le premier, il est moins bard� de certitudes que pauvre de ses questions.  Le premier, il conna�t la nuit et le tombeau de J�sus.
J�sus r�pond � la question de Jean en reprenant le vieux texte d'Isa�e (35, 1-6, 10),
"Car la venue du Seigneur est proche", et Jacques lui-m�me renvoie au Baptiste qui "avec endurance et patience... a parl� au nom du Seigneur.��
Le cercle est boucl�, mais J�sus en est le centre.  Il vient.  No�l approche.  Mais c'est un crucifi� qui va na�tre.
**********

Charles Wackenheim�:
Dans sa prison, Jean Baptiste s'interroge sur l'identit� et la mission de J�sus.  
Qui est cet homme ?  
La question traverse les si�cles, et la seule r�ponse satisfaisante demeure celle que J�sus confia aux �missaires de Jean : "les aveugles voient, les boiteux marchent..."  
Mais cette r�ponse, loin de clore le dialogue, interroge � son tour, ind�finiment, ceux qui se r�clament de J�sus.
Les chr�tiens d�couvrent aujourd'hui qu'ils n'ont le monopole ni des questions ni des r�ponses concernant J�sus.  
Depuis 20 si�cles, les interpellations les plus diverses ont �t� propos�es de l'�uvre et de la personnalit� de cet homme singulier.  
De nos jours, la diversit� semble faire place � la confusion.  
Dans un livre bien document� H. Bourgeois recense les principales th�ologies et th�ories du Christ qui ont cours � l'�poque contemporaine : 
Id�alistes, mat�rialistes, occidentales, orientales, africaines, asiatiques, populaires ou  politiques, chr�tiennes ou religieuses, etc.
Pour nous, chr�tiens, il n'est pas d'autre crit�re que celui de l'Evangile.  
"Allez rapporter � Jean ce que vous entendez et voyez".  
Le Christ n'est pas un corps de doctrine, mais l'envoy� de Dieu qui vient ��annoncer la bonne nouvelle aux pauvres��.  
Nous sommes appel�s � mettre en pratique le double commandement de l'amour que nous tenons de lui, l'homme en qui Dieu s'est manifest�.
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AA0 PRED
SIGNES 1998   
Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre�?
Le doute de Jean Baptiste
Dans l�ombre de sa prison, l�asc�te du d�sert est visit� par le doute.
Il est pers�cut� pour avoir dit ses quatre v�rit�s � un roi corrompu et il entend dire que J�sus, lui, mange et boit avec des gens de pi�tre r�putation.
Jean-Baptiste annon�ait  que le van �tait sur l�aire et que Dieu allait faire le tri�;
J�sus parle de semailles et propose � tous la mis�ricorde divine.
Le rude proph�te qui avait cru reconna�tre l�envoy� du Ciel au jour o� il avait baptis� le jeune Nazar�en, envoie des disciples lui poser une seule question�:
Es-tu celui qui doit venir�?

L�attendu sera autre.
J�sus s�est content� de leur dire�: Regardez�!
Autour de lui, on gu�rit, on ressuscite, les pauvres sont heureux.
La r�ponse est l�: une fermentation de vie neuve�!
Quand les envoy�s rapport�rent � Jean-Baptiste cette �trange r�ponse, le prisonnier s�est sans doute souvenu des versets du proph�te Esa�e qui annon�ait jadis en ces termes l�intervention de Dieu�: les aveugles voient, les boiteux marchent, etc...
La question de Jean est volatilis�e�: J�sus �tait bien celui qui devait venir, mais il ne serait pas le Messie justicier.
L�attente �tait l�, mais l�attendu �tait autre.
 
J�sus surprendra toujours
Au temps de Jean-Baptiste, l�attente ardente de beaucoup ^projetait vers l�avenir des r�ves de victoire, de puret�, de ch�timent, de prosp�rit�.
J�sus allait d�cevoir�:
Io �tait si humain, si proche des pauvres, si rayonnant de l�amour du P�re�;
Il ouvrait une route de libert� fraternelle et de rencontre avec Dieu qui se jouait de toutes les scl�roses des c�urs et des soci�t�s.
(Aujourd�hui, qu�attendons-nous�?   Attendons-nous�?
Beaucoup ne regardent plus vers J�sus, comme s�il �tait r�volu.
Lui n�a pas fini de hanter les profondeurs humaines et de surprendre ceux qui croient la conna�tre.
Le po�te peut dire�: De quoi vivons-nous, sinon du r�ve de ton �me�?

**********

PRESSE

PPT 2004 (pour le dimanche venant)		
D�apr�s Pierre Merlet
Toujours attendre
Dans sa prison cafardeuse, le Baptiste se demande: J�sus est-il bien le Messie attendu ?
Un souverain  glorieux qui r�tablira le Royaume d'Isra�l ?
Va-t-il renverser les murs de ma prison ?
Et nous, qu'attendons-nous en ce temps de l'Avent ?
Quelle advenue esp�rons-nous pour notre monde  ent�n�br� ?
Quelle bonne nouvelle apr�s tant de si�cles de pr�dications ?
Ecoutons au-del� des bruits des f�tes qui se pr�parent!
Ecoutons: il y a un murmure au creux des blessures de la vie.
Le d�sert reste aride, mais les fra�ches eaux  du Dieu vivant y chantent quelque part!
En moi? 	Par moi? 	En toi?       Par toi ?

Pri�re
Que l'attente inscrite en nos c�urs nous donne le courage d'esp�rer au-del� des fautes, des reniements, des jugements incisifs et blessants.
Qu'un Esprit d'audace et de hardiesse  nous donne de vivre l'attente de No�l,
Non comme la r�p�tition d'une ritournelle annuelle, 
Comme quelque chose de merveilleusement inattendu :
La gr�ce qui renouvelle tout, � commencer par notre c�ur !
Amen�!
**********
AA03
Matthieu 11/ 2 � 11 avec Esa�e 35/ 1 � 6a  et Jacques 5/ 7 � 10
Courrier de l�Escaut, 2004		
D�apr�s S�ur Miriam Halleux
Comme on attend un printemps
L'Avent est donc un  temps de bonne nouvelle.
Les dimanches pr�c�dents on nous disait que la nouveaut� de J�sus n'�tait pas d'annoncer la venue du Messie pour la fin des temps, mais de manifester par des paroles et des gestes  qu'il est toujours avec nous.
Dieu est un dieu de paix, de r�conciliation et de mis�ricorde.
Il prend, d�s maintenant, notre bonheur au s�rieux et nous met en route vers lui.
Mais tout n'est pas jou�.
Pr�pare le chemin, rends droit le sentier vers l'autre.
Toi aussi, patiente et pers�v�re, la vie est devant.
Tu es encore � na�tre!
Jacques, dans la 2e lecture, nous exhorte � pers�v�rer dans la confiance, 
A supporter les intemp�ries des temps o� nous vivons
Et la lente germination des saisons de la vie.
Sans oublier cette m�me t�nacit� patiente dans les relations entre nous,
Elles ne sont pas toujours tr�s �vang�liques.

No�l, une promesse � vivre.
L'Avent nous pr�pare � un �v�nement qui se passe au ras de nos vies.
Il ne vient pas du ciel tel un coup de baguette magique qui renverserait tous les obstacles qui entravent la mont�e de la s�ve dans notre jardin int�rieur.
Il est l'histoire d'amour d'un Dieu timide, discret, tellement respectueux de chacun(e).
Un amour qui prend les traits d'un b�b�!
Pour Lui, la vie est de l'ordre de la semence, du bourgeon, d'u printemps.
Elle est Promesse.
Pas besoin de tirer sur la plante pour qu'elle atteigne plus vite sa maturit�.
La s�ve s'en charge secr�tement.
Esa�e (1�re lecture) a per�u pour Isra�l exil� � Babylone les signes d'une germination en route, d'u printemps pour le peuple.
Les yeux de notre foi ont-ils ce m�me regard esp�rant sur les d�serts � traverser parfois, par nous, par d'autres, ou par la soci�t�?
Quand viennent le trou, la d�prime, le manque de sens � ce que nous faisons, ou l'�preuve,
Le proph�te annonce un espoir qui monte.
Faire confiance au Jardinier,  il nous aidera � d�couvrir soudain le coquelicot qui pousse dans  le ciment de nos ras-le-bol, de nos refus de l'autre, de nos replis sur nous-m�mes.
Fameuse audace que d'oser parler comme Esa�e sur ce qu'il devine de l'amour de Dieu:
La promesse d'une humanit� plus humaine !
Emmanuel, notre compagnon de route, vient nous appeler � collaborer � cette re-cr�ation �
Tout petitement, simplement semer quelques fleurs des champs dans le d�sert de notre voisinage �
Devenir sans pr�tention, comme un enfant dans une cr�che.
Esa�e rappelle � ses auditeurs les merveilles accomplies jadis par le cr�ateur et le lib�rateur d'Isra�l
Car ce qu'il a fait une fois, Il peut le r�aliser sans cesse en nous,  toujours avec nous, pas sans nous.
Avec nous, la terre br�l�e o� l'on meurt de faim, de justice dans la course � l'argent et � la violence, cette terre br�l�e peut se changer en un jardin o� grandissent l'�quit� et le respect.

No�l embauche
A nous de r�aliser aujourd'hui la Promesse du Seigneur dans le monde tel qu'il est.
Jean-Baptiste, dans sa prison, a toutes les raisons de se poser des questions face � un J�sus si peu Messie triomphant !
Aux disciples qu'il envoie pour l'interroger, J�sus r�pond en reprenant la promesse d'Esa�e:
Les yeux des aveugles s'ouvrent, le boiteux bondit.
Tout et tous peuvent respirer dans l'esp�rance de Dieu!
A une condition:
L'Enfant ne fait pas le travail seul.
L'enfant de No�l qui vient nous humaniser attend encore des acteurs.
Chacun � notre place, avec ce qu'elle repr�sente de tr�s concret, d'heureux ou de difficile quand nous essayons d'aimer ou de vivre positivement,
Voulons-nous devenir un peu  celui qui doit venir�?
L'Enfant de la Cr�che, ce n'est pas un peu de na�vet� pieuse � entretenir une fois par an. Il est un d�fi, un appel, une exigence qui nous concerne tous et toutes.
Allons-nous � notre mesure dire l'esp�rance de Dieu en la faisant ?
Voyons-nous autour de nous les boiteux, les l�preux, les pauvres qui attendent un sourire, une prise en charge, un accueil, une parole ou une �coute ?
Ce peu, ce presque rien d'amour gratuit et vrai, c'est d�j� le printemps promis par l'Emmanuel qui est en train de fleurir et fait de nous des vivants, fid�les � l'Evangile.
 
Oui, Seigneur, nous sommes comme un  veilleur qui ne se r�signe pas � la nuit,
Donne-nous le regard d'esp�rance qui per�oit d�j� le printemps sous l'�corce de l'hiver.
Donne-nous un c�ur qui t�moigne  � nos fr�res et s�urs que tu es avec nous aujourd'hui et jusqu'� la fin.

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Dimanche, 2004 (commentaire des lectures de dimanche prochain)
Par Philippe Liesse 
Une petite lueur dans les t�n�bres !
Qui est Jean le Baptiste ?
Un roseau agit� par le vent ? Un homme qui transpire la richesse ? Un proph�te ?
En tout cas, il est en prison. Condamn� � une mort imminente par le caprice d'une femme vicieuse et par un tyran d�bauch�.
Il pr�chait une religion naturelle pour l'esprit humain, une religion qui exalte la majest� de Dieu et sa toute-puissance. Une religion qui redoute la justice de Dieu.
Le Baptiste attentait un �v�nement triomphal,  un roi glorieux  qui ferait �clater la col�re divine sur les injustes et les m�chants.
Il croyait, comme beaucoup d'hommes de toutes les �poques,  que le seul moyen de d�raciner  le mal consiste � foudroyer les coupables.
Dieu ne pouvait que punir les m�chants et r�compenser les justes.
L'emprisonnement le plonge brusquement dans les t�n�bres et dans le doute.
Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?
Sa question  porte tout le poids de son angoisse.
Lorsqu'il re�oit les �chos de ce que fait J�sus? Il se demande vraiment si ce sont bien l� les d�buts du Royaume et si celui qui l'annonce ne fera rien pour le d�livrer.
Il est comme un grand malade qui entend soudain le bruit lointain d'un pas et se demande alors si c�est enfin le m�decin qui vient vers lui.
Sa perplexit� se renforce encore  quand il se souvient de J�sus qui avait lu, pour se l'appliquer � lui-m�me, la proph�tie qui dit:
��Dieu m'a envoy� pour annoncer la d�livrance aux captifs.��
Mais quelle d�livrance ?  Et pour quels captifs ?
J�sus refuse d'intervenir dans les luttes nationales!
Il conseille le d�tachement, aux riches comme aux pauvres!
Il exalte les doux et les pacifiques!
Il annonce la mis�ricorde de Dieu sur les p�cheurs.
Jean doit-il revoir enti�rement sa copie en renon�ant � toutes les id�es de col�re divine, de majest�, de puissance, de triomphe, de punition et de r�compense?
La r�ponse de J�sus est d'abord une louange du Baptiste.
Il dit de lui qu'il est le messager qui pr�pare le chemin.
Jean a fait le premier travail de gros �uvre qui suppose pelleteuse et bulldozer!
Mais J�sus dit aussi que le plus petit dans le Royaume des cieux  est encore plus grand que Jean.
Autrement dit, il y a tout le travail � poursuivre pour que le chantier progresse.
J�sus demande que l'on rapporte � Jean  quelques signes, quelques fr�missements susceptibles de lui montrer que la construction n'est pas arr�t�e:
Les aveugles voient, les sourds entendent, les l�preux sont purifi�s.
Jean est rest� dans sa prison.
Mais il y a re�u la r�ponse myst�rieuse qui l'affranchissait de ses doutes et de ses inqui�tudes:
Le Royaume s'instaurait, et il continuait � grandir!
J�sus ne cessera de dire  que le Royaume n'est pas un raz-de-mar�e, mais qu'il est comme une semence, la plus petite des graines du potager, un peu de levain dans la p�te.
C'est la petite lueur qui perce les t�n�bres pour d�boucher sur la clart�.
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DIMANCHE, 2007
R�sum� du texte de Philippe Liesse�:
La petite semence grandit patiemment !
Le baptiste pr�chait une religion naturelle pour l�esprit humain. 
Elle chantait la toute-puissance de Dieu et �duquait dans la crainte de sa justice. 
Les bons seront r�compens�s, les m�chants punis. 
Il faut d�nicher les coupables, les fustiger pour d�raciner le mal et promouvoir le bien. 
Ce n�est gu�re ce que J�sus dit et fait. Jean est d��u. Il est comme un bless� gisant au bord du chemin, il se demande si celui qui approche va le secourir ou le d�pouiller encore.
J�sus pr�che bien que Dieu l�a envoy� pour annoncer la d�livrance aux pauvres, mais il refuse d�intervenir dans les luttes nationales. Il conseille la conversion aux riches comme aux pauvres. Citant en exemple les doux et les pacifiques, il annonce la mis�ricorde de Dieu aux p�cheurs. Plus question de col�re divine, de puissance, de triomphe, de distribution des prix selon le m�rite ou le d�m�rite.
J�sus loue Jean Baptiste, le d�broussailleur, mais il ajoute que la priorit�de Dieu est toujours pour la gr�ce, pour la gu�rison, pour le pardon.
Les aveugles voient, les sourds entendent, le l�preux sont purifi�s.
En prison, peu avant de mourir, le Baptiste a re�u le message de son sauveur, son ami�:
Le Royaume de Dieu n�est pas comme une tornade g�ante qui balaie tout,
Il est comme une petite semence qui grandit patiemment.
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PPT 2007 (pour le 3e Avent)  	
D�apr�s Marianne Prigent 
 En ces jours-l�, la justice fleurira !
Plus de 7 si�cles s�parent Esa�e de Matthieu et leur fa�on d�annoncer le Royaume. 
Pour Matthieu, l��tablissement du Royaume se fera dans la violence et le radicalisme est de mise dans le discours de Jean-Baptiste.
D�Esa�e se d�gagent par contre des images paisibles, idylliques.
Au sein de la cr�ation, parmi les cr�atures, viendra s��tablir une justice non-violente, empreinte d�amour. Ce sera la paix. 
Le loup s�journera avec l�agneau, le lion mangera du fourrage, comme le b�uf. 
Pour en arriver l�, combien de sch�mas, d�habitudes, de pr�jug�s faudra-t-il bousculer�? 
Tout cela est l��uvre du Saint Esprit.
C�est un Esprit de sagesse et de discernement, mais il bouleverse aussi, et d�stabilise.
Ne serait-ce pas lui qui donne son souffle � la pr�dication du Baptiste�?
En ce temps de l�Avent elle invite � une conversion�: la n�tre�!

Pri�re  
D�apr�s Marianne Prigent
Seigneur�! 
Tu viens, c�est bien vrai�!
Tu es � la fois fragile et fort, secret et lumineux�!
Tu m��chappes, et pourtant je te trouve�!
Tu es insaisissable, inimaginable, tu es le Tr�s-Haut�!
Pourtant tu te fais tout proche, dans le secret de la pri�re, et aussi dans notre vie quotidienne.
Tu viens�!
Parce que nous avons besoin de ta gr�ce,  m�me simplement pour t�attendre.
Parce que la fatigue et la lassitude nous guettent.
Toi notre refuge, garde-nous de toute peur.
Rends-nous capables d�affronter les �preuves de notre temps.
Tu viens�!  
Rends-nous plus fermes dans notre foi�!
Plus joyeux dans notre esp�rance�!    
Plus actifs dans nos engagements.
Fais de nous des veilleurs�!
Rends-nous plus respectueux les uns des autres, dans ton amour. Par ton amour�!
Puisque tu veux nous rassembler tous,  un jour, pr�s de toi�!
Amen�!
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PPT 2006   
Jacques Bauerl�  11/12
Un rameau sort du vieux tronc.  
Tout est perdu, il n�y a plus d�espoir�! C�est ce que nous ressassent les proph�tes de malheur�:
Les climats se d�gradent, l��conomie se d�t�riore, les relations internationales sont inqui�tantes,  les �glises se vident . . .  Quel pessimisme, quel manque de confiance�!
Il y a aussi les r�alistes qui ne comptent qu�avec les possibilit�s de la science, le bon vouloir des humains, les analyses toutes positives de l��tat actuel des choses.  
Parmi eux, les dirigeants politiques qui promettent monts et merveilles. 
Le proph�te s�adresse � un monde en d�sarroi, � des dispers�s qui n�ont plus de patrie.  Le royaume est an�anti, tout g�t � terre comme un arbre coup� au ras du sol.  Certain de la promesse de Dieu, Esa�e a gard� la foi Pour lui, un rameau sortira du  vieux tronc. 
Cette p�riode de l�Avent nous rappelle une autre promesse�: celle r�alis�e en J�sus-Christ. 

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PPT 2007 (pour le texte de Jacques 5/ 7 � 10).
D�apr�s  Serge Oberkampf de Dabrun
Prenez donc patience, fr�res�!   	
Chez les anciens chr�tiens, l�attente du retour du Christ �tait souvent f�brile. Quelle aurait �t� leur r�action s�ils avaient su qu�apr�s deux mille ans le Seigneur serait toujours 	��Assis � la droite du P�re���?
Jacques, comme les autres ap�tres, pr�voyait un retour proche. 
Beaucoup de croyants ont fait de m�me et ont �t� d��us.
Maintenant, certains finissent par penser que ce retour n�aura jamais lieu.
Pourtant, il est parfaitement �vident que le syst�me dans lequel nous vivons aura une fin.
R�fl�chissons donc sur les raisons qui rendent n�cessaire la dur�e de l�histoire de l�humanit�. Dieu est bon cultivateur, il n�agit ni par caprice ni par hasard. 
Il y a encore tant de choses que l�humain doit encore comprendre et assimiler avant d��tre � l�image de Dieu.
Prenons patience�!
Pri�re	
Seigneur, notre Dieu et notre P�re, enseigne-nous la patience�!
Nous en avons besoin pour voir la lumi�re de l�esp�rance au-del� des situations qui nous semblent sans espoir.
Nous en avons besoin pour accepter  que tout n�aille pas � la vitesse souhait�e.
Nous en avons besoin pour supporter de vivre au milieu de tant de mis�res et d�injustice.
Seigneur, donne-nous la foi de croire que de toute fa�on, 
tu auras le dernier mot sur toutes choses
et toutes choses concourent au bien de ceux qui t�aiment.
Et dans ce monde incertain, utilise nos forces � �tre de fid�les t�moins de l�Evangile,  l� o� nous sommes,	
Amen�!	
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Notes 4 A03 et AQ23
Ann�e 4, 3e Avent
Romains 15/4-13
Glaube und Heimat 	
D'apr�s Hanfried Victor       
Raison d'esp�rer
��7- Faites-vous mutuellement bon accueil, comme Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.  	
13- Que le Dieu de l'esp�rance vous remplisse de toute joie et de toute paix dans la  foi, pour que vous abondiez en esp�rance, par la puissance du Saint-Esprit !��
Heureux celui dont l'esp�rance est bien fond�e. 
Il ne perd pas de vue la r�alit�, et ses r�ves ne le tromperont pas. 
Combien ne sont-ils pas ridiculis�s ?
Combien de d��us qui n'ont plus le courage d'esp�rer ? O� le prendrais-je ? disent-ils. 
Il est vrai qu'il y a des situations d�primantes.  
Le mieux qu'on puisse faire, c'est d'en d�sirer de meilleures. 
Pour l'esp�rance, il faudrait pouvoir s'y prendre plus t�t. 
Car elle doit avoir une base.  
Elle est alors en mesure de faire face : tout de m�me ! 
Elle devient alors active et lib�re la force de concevoir et de transformer. 
Oui, l'esp�rance est �veill�e par un fait, un �v�nement, un signe, une promesse, une action. 
Paul rappelle l'histoire de Dieu en J�sus-Christ. 
C'est aussi l� qu'est pour nous la base de l'esp�rance. 
C'est en J�sus que nous faisons l'exp�rience de Dieu. 
C'est par exemple par la mani�re dont J�sus vivait pour les autres que nous apprenons la volont� de Dieu. 
Comme Dieu a accueilli J�sus,  comme il est rest� avec J�sus jusque dans les profondeurs de la mort, nous sommes, nous aussi, accueillis par Dieu.
C'est cela qui nous est affirm� par le bapt�me !
Suivent alors des cons�quences :
Accueillez-vous mutuellement, comme Christ vous a accueillis ! 
Recevez-vous en d�pit de vos divergences et de vos diff�rences ! 
Permettez-vous mutuellement d'exister !
Il n'y a rien d'extraordinaire dans le fait d'aimer ceux qui nous ressemblent, qui sont de la m�me race, sympathiques et agr�ables � vivre !
Le Christ, lui, accueillait aussi ses contradicteurs. 
M�me ceux qui l'ont crucifi� (P�re, pardonne-leur, ils ne savent ce qu'ils font !)
S'accueillir mutuellement, en d�pit des diversit�s et malgr� les divergences, c'est la nature m�me de l'amour.  le fondement de l'unit� de la communaut�,
la condition pr�alable pour louer Dieu d'un m�me c�ur. 
L� est la nature de l'amour : il est capable de redresser ce qui est fauss� et de concilier ce qui est oppos� dans ce monde.
De m�me que Christ fut accueilli par Dieu, Il nous a accept�s lors de notre bapt�me. 
C'est la base et le signe de notre esp�rance. 
L'esp�rance est pour nous, pour notre communaut�, et pour le monde entier. 
C'est cela qui nous fait vivre !
**********

CQ 00 LUC Presse 2004
Pr�dication du 2e dimanche de l'Avent, ann�e 5.
Esa�e 35/3-10

Approche du texte�:
Surprise !
Le pr�dicateur comprend le texte d'une mani�re radicalement diff�rente de celle de toutes les autres personnes consult�es, quels que soient leur �ge ou leur origine.
Les images d�rangent.
Une personne est fascin�e par la promesse, l'encouragement et l'esp�rance qui se d�gagent de l'appel proph�tique. Ces images contredisent les exp�riences de la r�alit� humaine.
Toutes les autres personnes accrochent � l'annonce de la vengeance (4) et de la mal�diction des impurs (8).
- Un Dieu qui exerce la vengeance, cela doit �tre important de pouvoir aller au bout de sa vengeance, pour Dieu aussi. Est-ce que je puis le faire, moi aussi ?
- Ou bien, est-ce que Dieu de charge d'exercer la vengeance � ma place ? Alors je n'ai plus � le faire.
- J'avais une tante pi�tiste. Cela devait lui plaire: "Aucun impur ne passera le chemin". Moi, je ne puis pas �tre comme cela, je ne puis admettre un Dieu quoi pose des conditions pr�alables.
La beaut� des images est ressentie de mani�res diff�rentes: "On croirait le paradis, cela n'existe pas". 
Ou bien, une femme � b�quilles: "Des boiteux qui bondissent. C'est trop beau pour �tre vrai."
Un autre: "Tout est si beau. Dommage qu'il y ait cette vengeance. Il n'y a rien dans la vie qui soit tout simplement seulement bon et positif. Trop beau pour �tre vrai".
"Lorsqu'on console un enfant: Tout redevient beau". "C'est le retournement de toutes les situations".
Les images�:
Nature: eau, d�sert et chemin, rivi�re et paysage. 
Etangs et fontaines. Herbe, roseau...
Humains: main, genou, yeux, langue, t�te. 
Toutes les parties du corps.
Des handicap�s: aveugles, paralys�s, sourds et muets.
Des qualifications: impur, insens� et d�livr�.
Des sentiments: vengeance, joie, plaisir, crier de joie, soupirer, plus de souffrance.
Des exp�riences: fatigu�, chancelant, d�prim�, sauter, chanter.
"Les images se construisent lentement et me redressent".
Questions�: De qui s'agit-il au verset 3 ? Qui est concern� par l'appel ?  Qui est exclu, pourquoi ?
R�sum�:
Voil� un texte plein de tensions et d'�loignement de la tension et des oppositions.
Une pl�nitude de vie est promise � toute la cr�ation.
"J'aimerais en faire partie".
***
Wolfahrt Koeppen
1- Parole de d�livrance pour les d�courag�s en temps de d�tresse.
Vu sa situation dans cette partie du Livre, on peut se demander s'il ne s'agit pas d'une des parties les plus tardives, peut-�tre 100 ans apr�s Esdras.
Temps, lieu et personnes concr�tes restent dans l'ombre.
Du point de vue homil�tique, c'est plut�t une chance: les images du texte sont disponibles pour diverses associations et identifications: on peut actualiser et faire face aux situations de maintenant.
La communaut� d�courag�e re�oit un triple message: 
- la venue de Dieu entra�nera une re-cr�ation de la nature: de l'eau au lieu du d�sert.
- gu�rison d'infirmit�s corporelles
- s�r (saint) chemin menant de la diaspora � Sion.
2- Celui qui pr�che � propos d'Esa�e 35 ne devrait pas jouer au proph�te. En analysant l'histoire de la tradition,  les ex�g�tes concluent que les visions eschatologiques ont �t� ajout�es au texte du proph�te: 
Ce qui frappe, c'est la relation de contenu et de forme avec le Deutero-Esa�e. Aucune originalit�. 
C'est consolant: nous non plus, nous ne sommes pas tenus de toujours faire preuve d'originalit� cr�atrice.
De tout temps, on a voulu actualiser en pr�chant sur une partie quelconque d'Esa�e. Cela nous permet � nous d'adapter les images du texte pour les placer dans le contexte de notre actualit�, m�me si cela entra�ne quelques d�rapages par rapport au contenu ex�g�tique. Je propose d'interpr�ter 5 et 6 non dans le sens de gu�risons physiques, mais plut�t dans celui de gu�risons psychiques et sociales.
3- Ce texte nous pose la question de savoir quelles sont nos visions chr�tiennes au sujet de l'avenir. 
Sommes-nous capables d'affronter et de fa�onner notre pr�sent ?
Vers quoi allons-nous, individus et soci�t� de cette fin du 2e mill�naire ? 
Pour la premi�re fois dans l'histoire, l'humanit� serait en mesure de se d�truire elle-m�me.
Des parties de plus en plus importantes de l'humanit� sont livr�es � la mis�re, nous disposons d'un arsenal atomique formidable et l'�quilibre �cologique est tr�s s�rieusement compromis : 3 facteurs d'autodestruction.
Cette situation sans pr�c�dent est encore aggrav�e par le fait que nous sommes submerg�s d�stabilisantes: nous devenons incapables de r�agir. Les facteurs d'autodestruction qu'il faudrait combattre de toutes nos forces psychiques, morales et politiques �chappent pour la plupart � notre perception imm�diate: 
- trop peu visibles, comme les trous dans l'ozone 
- trop peu perceptibles, comme le rayonnement atomique
- trop lointaines: 
  l'injustice et la faim qui frappent le Tiers-Monde.
- trop complexes, comme la technologie g�n�tique.
De plus, les cons�quences ult�rieurs de d�g�ts d�j� visibles ont un effet plut�t paralysant que motivant. M�ller-Fahrenholz dit: "Les risques qui nous menacent ont d�pass� nos capacit�s d'adaptation et de r�action, ils nous ont donc paralys�s". 
Nous nous sentons impuissants, d�pass�s, sans ressources.
C'est l'actualisation de ce qu'Esa�e appelle les mains fatigu�es et les genoux branlants.
Y a-t-il un chemin hors de ces dangers qui nous menacent, et que nous sommes nous-m�mes ?
4- OUI. Car Dieu vient, 
Il renouvelle sa cr�ation, 
Il fortifie ceux qui sont �branl�s, 
Il ouvre une voie nouvelle vers l'avenir.
Il s'agit de d�velopper ce triple message.
Derri�re les images que le proph�te emploie, se cache la vision de la vie, de la vie plus forte que la mort.
La po�sie prend les d�courag�s � bras le corps, elle se d�bat avec la question centrale, fondamentale: 
Vers quoi allons-nous ?
Puisque Dieu vient, puisqu'Il ne se tait pas, ceux qu'Il d�livre vont "revenir" et en son nom fortifier ce qui est affaibli.
Dieu fait face. Il vient � bout aussi bien des menaces objectives qui planent sur le monde que des blocages subjectifs qui nous paralysent. Nous n'avons donc plus besoin de les refouler, de les dissimuler ou de les nier: nous pouvons tout int�grer dans l'accomplissement de notre t�che de pr�parateurs de la voie du Seigneur.
La v�rit� fournit une orientation, la consolation nous tient debout, la fid�lit� nous donne de pers�v�rer.
La perception de la v�rit� nous montre ce qui se passe.
La perception de la consolation nous rapproche les uns des autres et nous met les pieds sur terre.
La perception de la fid�lit� nous met au travail.
5- La promesse d'une voie de lib�ration ne conduit pas forc�ment � de nouvelles activit�s, ou � des programmes. Il s'agit plut�t d'une orientation nouvelle de nos perceptions et de nos pens�es.
Esa�e ne dit pas: "Voici le nouveau chemin", il dit plut�t "Voici votre Dieu !"
Pour nous, cela ne veut pas dire: "Pr�occupez-vous des voies � suivre et vous d�couvrirez en quoi cela est en relation avec Dieu !" mis cela signifie au contraire: "Tournez-vous vers Dieu, vous sortirez alors de votre �garement et vous verrez quelle voie Il vous ouvre !"
Nous pr�cherons l'Avent lorsque nous cesserons d'�tre fix�s sur nos probl�mes locaux ou mondiaux. Nous n'enjoliverons rien, mais nous ne dirons pas non plus que nous les provoquons. Dieu ne servira pas d'alibi � une apathie pieuse ou politicienne. Nous annoncerons qu'Il vient et cela r�veillera l'esp�rance cr�atrice.
Nous dirons que ceux qui sont menac�s de destruction physique ou psychique, que les oubli�s et les victimes vont "revenir"; lib�r�s par Dieu, ils vivront en paix; en paix avec eux-m�mes, avec leurs semblables et avec la cr�ation toute enti�re. Rien ni personne ne peut se perdre, car Dieu n'oublie rien ni personne.
C'est en annon�ant cela que les mains d�faillantes, les genoux tremblants et les fantaisies paralys�es recommenceront � vivre vraiment.
6- Esa�e 35 peut apporter plus qu'une pr�dication, le texte peut structurer l'enti�ret� du culte.
On peut travailler avec des �l�ments de pr�dication d�s le commencement. Le texte convient pour �tre cela: 
- il est rempli d'images  (positif: la franchise; n�gatif: son impr�cision).
- et aussi, dans un certain sens, � cause de sa structure "rapport�e", de ses "ajoutes".
Pratiquer ainsi "soulage" la pr�dication. Des fragments importants sont apport�s dans le cadre de la c�l�bration. D'autre part, le poids des �l�ments christologiques habituels � la liturgie permet au pr�dicateur de bien se fonder sur l'Ancien Testament sans perdre la note de l'Avent.

ESQUISSE�:
1- Ceux que le Seigneur a rachet�s reviendront.
Femmes viol�es de Bosnie, femmes, enfants, vieillards assassin�s du Rwanda... ils reviendront et r�apprendront l'amour et la confiance.
Les enfants de la rue de Bogota, de Rio, de Kinshasa... ne cesseront plus pourchass�s par les escadrons de la mort, ils n'auront plus � lutter pour leur survie. Ils retrouveront une famille, un avenir de travail et de pain.
Les rachet�s du Seigneur...
Ce sont aussi les enfants de Tchernobyl ... ils pourront jouer sur le sol de chez eux, manger le produit de leurs champs et de leurs jardins.
Les rachet�s du Seigneur...
Les millions et dizaines de millions de r�fugi�s, chass�s par la guerre, par la faim, par les �pid�mies. Ils vont rentrer chez eux, port�s par les ailes de la justice.
Les for�ts amazoniennes vont repousser, les d�serts retrouveront de l'eau et de la vie. La terre qu'ils cultiveront leur appartiendra. Tous auront d�sappris la crainte des riches et des puissants, de leurs oppresseurs.
Les rachet�s du Seigneur reviendront...
Ceux que la terreur avait fait taire vont retrouver la parole; ils auront le droit de pleurer et de se r�jouir.
Ceux qui depuis longtemps avaient renonc� � lutter vont retrouver du courage et de la fiert�.
Ceux qui s��taient laiss� empoisonner par la recherche du confort, du standing, de la mode en seront d�livr�s, ils s'embrasseront, ils oseront se regarder dans les yeux et se r�jouiront, oubliant les derniers cours de la bourse.
Les laboratoires g�n�tiques ne chercheront plus � cr�er un homme nouveau, CAR, toute vie, m�me la plus faible, la plus malade, la plus endommag�e, toute vie a de la valeur. Personne ne sera plus abandonn� � l'heure de l'�preuve et des larmes.
Les rachet�s du Seigneur reviendront...
Les humains seront justes les uns envers les autres, la cr�ation refleurira,
la paix sur la terre, entre les hommes et avec la cr�ation, sera le miroir de la gloire du Dieu des cieux.
Les rachet�s du Seigneur reviendront...

2- Maintenir cette vision envers et contre tout, contre tous, contre notre propre c�ur.
Avons peur de l'accident, mais ne craignons pas des choses bien pires: elles d�passent notre entendement.
Nous ne parvenons plus � dig�rer les nouvelles communiqu�es par nos m�dias ... sauf le sport.
Il n'y a qu'une chose qui soit � la port�e de notre entendement: le souci de notre bonheur, de notre bien-�tre personnel, de notre sant� ... et nos petites joies.
Alors, nous voil� ankylos�s, paralys�s, encro�t�s, sans imagination. Si nous en avions, nous pourrions croire � un monde sauv�, nous pourrions voir les chemins qui sortent du danger.

3- MAIS, m�me si nous n'y croyons gu�re, nous pouvons ! Nous sommes capables d'oser regarder en face, franchement, les malheurs des hommes, les blessures de la cr�ation, tout comme notre propre d�couragement, notre passivit�.
Nous pouvons nous lever. Nous pouvons nous mettre en marche ... d'abord � tout petits pas. Nous pouvons quitter la paralysie de l'�me, l'emprisonnement de la fantaisie.
Pas besoin de grandes paroles, ni de beaux programmes, ni d'actions �clatantes. Nous n'avons m�me pas besoin de l'assurance de ceux qui ont un rem�de pour tous les maux, une parole pour toutes les situations.
Il suffit d'ouvrir les yeux ... 

  4-  Dieu vient,
Il renouvelle sa cr�ation, Il redresse ceux qui sont �branl�s, Il ouvre la voie de l'avenir.
DIEU VIENT, voil� notre avenir; et non pas la souffrance que, consciemment ou non, l'homme inflige � l'homme, ni la destruction syst�matique ou accidentelle de la cr�ation.
Nous pouvons regarder la r�alit� en face, puisque Dieu vient. Lorsque est vraiment la seule chose satisfaisante pour notre vie (et non pas nos r�alisations), rien ne compte plus pour nous que de nous conforter mutuellement dans cette certitude pour en faire la base de notre comportement, en toutes circonstances.
Nous pouvons nous mettre � la t�che, afin que les hommes puissent vivre en paix, afin qu'il y ait moins de violence envers les hommes et la cr�ation. Aucun signe de courage, d'amour et d'esp�rance ne restera inutile.
Les rachet�s du Seigneur reviendront...et nous avec.

5- Rendez force aux bras fatigu�s, affermissez les genoux chancelants! Dites � ceux qui perdent courage: '"Ressaisissez-vous, n'ayez pas peur, voici votre Dieu!"
Voil� notre t�che, voil� notre possibilit�:
- compter sur Dieu, 
- s'attendre � son avenir, l'avenir de la vie.
Si nous ne pouvons pas grand-chose contre la violence en Bosnie ou en Afrique, nous pouvons au moins faire de petit pas, chez nous, � nos volants, dans nos foyers, dans nos stades, dans notre r�partition du travail...
Nous sommes impuissants face � la souffrance des enfants de la rue dans le Tiers Monde, mais nous pouvons diminuer les difficult�s de nos propres enfants.
Tchernobyl - diminuer notre pollution
Accueillir les r�fugi�s ...
Nous ne pouvons supprimer maladie et souffrance, mais pouvons accompagner les malades et les souffrants.
Nous pouvons nous convaincre mutuellement de ce que la vie heureuse ne d�coule pas de ce qu'on nomme le progr�s ou le succ�s, mais bien de la chaleur humaine, de la pr�sence humaine.
Soutenir les faibles, "remonter" le moral des d�courag�s, faire faire quelques pas aux paralys�s (J.O.) et, � l'exemple de Dieu, ne laisser tomber personne.
Ce sont l� les voies de Dieu qui m�nent vers l'avenir de Dieu. Ce sont les fruits de la pr�sence de Dieu dans nos vies, des �clairs de la vive lumi�re de No�l, joie qui devient visible.	
Praxis V/1995/ 1 /29-32
**********


Floril�ge

Au bout du rouleau?
Il est, Seigneur,
Des moments o� nous n�avan�ons plus.
Tous nos efforts pour t�approcher,
Dieu notre P�re,
Se heurtent � notre petitesse.

Quand les efforts ne suffisent plus,
Il faut une main tendue
Pour reprendre la route.

Envoie- nous quelqu�un�!
Un fr�re, une s�ur, 
Un compagnon, un ma�tre�;

Envoie-nous l�Esprit,  
Il vient de toi�!
Que quelqu�un vienne en ton nom
Pour nous sauver.

Seigneur, que vienne en nous
Celui qui nous porte ta vie.

Nous marcherons alors,
Sans crainte.
D�apr�s Signes 1998

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Psaume 146
Version libre
Loue le Seigneur, Toi mon �me ! 
Je compterai sur Lui tant que je vivrai.
Je lui ferai confiance tant que j'existerai.
Je ne compte pas sur les puissants de ce monde.
Ce sont des humains comme moi.
Toujours distraits  et impatients,  
Partag�s entre des int�r�ts contradictoires !
Ils tiennent le pouvoir  comme si c'�tait leur propri�t�.
Leur bon plaisir remplace le droit, 
Ils s'enrichissent de la pauvret� des petits.
Leur puissance rend la terre inhabitable. 
Non je ne me fie pas � eux.
Car ils sont mortels.  
Ils ne dureront pas toujours.
Il n'y a gu�re de raison de se fier aux m�chants, ni de d�sesp�rer � cause d'eux.
Je compte sur le Seigneur:
Il rel�ve les humili�s et renverse le tr�ne des puissants.
Je Le loue, le c�ur tremblant;  
A voix basse, je lui dis: All�luia !
Il est seul � l'entendre,  
C'est une affaire entre Lui et moi.
Je lui souffle mon consentement,
Je m'empresse en silence de tenir ma promesse.
La domination de la violence sera remplac�e   par le r�gne de la libert�, pour toujours !
Beginn  112-113

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Psaume 80
Version libre
Le Seigneur nous console, et nous rel�ve!
Il tourne vers nous son regard, 
Et nous sommes gard�s dans le danger�!
Nos p�res nous ont dit, Seigneur,  que tu �tais un vrai berger.
Ils ont dit que tu n��tais ni un tyran, ni un exploiteur.
Nos p�res ont dit que tu �tais  un berger bon, fort et juste�:
tu panses les bless�s, tu fortifies les affaiblis, tu ram�nes au bercail ceux qui se sont �gar�s.
Tu veux faire vivre tes cr�atures.
Parfois, nous craignons que tu te sois endormi, ou mort,  ou que tu n�existes pas.
O Dieu, rel�ve-nous et affermis nous�!
Permets que ta pr�sence marque nos vies�!
Nous serons sains, et saufs et libres.
Il nous arrive de nous croire inconsolables.
Nos p�res ont dit que tu �tais comme un vigneron�: tu �mondes, tu soignes et tu prot�ges.
Emonde-nous et soigne-nous, Seigneur,
La sauvagerie est en nous et autour de nous.
Fais-nous cro�tre en toi, en priv� et dans l�Eglise, jusqu'� porter de vrais fruits,   des fruits d'amour et de justice.
Lorsque tu tournes vers nous ton regard,
Nous sommes gard�s dans le danger�!
Beginn 10


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